Vues sur l'actualité et la scène culturelle

De Québec, du Québec et d'ailleurs.

Burp Préparez vos mouchoirs

Ce qui est arrivé à Joannie Rochette pendant les derniers jeux était terrible. Comme le Québec en entier, je n’ai pu m’empêcher de verser quelques larmes à la fin de sa première prestation sur glace trois ou quatre jours après le décès de sa mère. Cette tragédie a finalement généré un des grands moments de ces Olympiques.

Mais hier j’apprenais que Joannie va donner une entrevue exclusive à Julie Snyder dans le cadre d’un spécial d’une heure jeudi soir à TVA. Crisse.

Selon Richard Therrien, le communiqué indique que “Julie Snyder nous promet une rencontre en toute simplicité et en toute quiétude” avec Joannie. Yeah right. Depuis quand Julie et TVA sont-elles simples et quiètes? Lire plutôt : “Julie Snyder nous promet de faire son gros possible pour faire pleurer Joannie”. C’est ce que le p’tit peuple espère et Julie va tout faire pour leur en donner.

J’espère juste que Mme Rochette ne tombera pas dans le panneau. En fait, je ne le saurai probablement jamais car no way que je vais assister à ce qui s’annonce être un autre exercice de complaisance et de bons sentiments à cinq cennes façon TVA.

Écrit par Burp le 16 mars 2010  |  Tags:   |   7 commentaires

Burp Au réparateur : Liza Frulla

On l’a dit souvent ces trois dernières années : on tripe très fort sur l’émission C’est juste de la TV. Les sujets abordés sont toujours très intéressants, l’animation d’André Robitaille est top-notch, Marc Cassivi et Anne-Marie Withenshaw sont égaux à eux-mêmes, c’est-à-dire excellents. Anne-Marie a même réussi à faire oublier Chantale Lamarre (participante originale), ce qui n’est pas rien.

“Et Liza?”, vous dites?

En ce qui me concerne, la chaise à la gauche immédiate d’André Robitaille est problématique. Cette place est visiblement réservée à quelqu’un de plus âgé pour varier les opinions, ce qui me va sans problème. Sauf que Lise Payette a duré à peine quelques émissions (heureusement), et Monique Simard, qui a pris la relève par la suite, a rapidement eu raison de ma patience avec ses interventions interminables. À mon bonheur, elle avait autre chose à faire et a quitté l’émission.

Enter Liza Frulla, ex-politicienne et membre actuelle du Club des Ex (répétez cette phrase à voix haute, j’suis pas sûr qu’elle fait du sens). Elle était OK au début, mais on dirait que la medame a pris ses aises graduellement et là, elle énerve carrément avec ses mimiques de matante et ses commentaires toujours trop longs qui empiètent sur le temps des deux autres.

En passant Liza, t’as le droit d’aimer Les Boys et Fabienne, mais la prochaine fois que tu mentionnes que tu connais ça l’électricité parce que t’as travaillé en pub-marketing, j’envahis la régie et coupe moi-même ton micro.

En attendant, quelqu’un de CJdlTV devrait au moins discipliner l’ex en lui rappelant qu’elle n’est pas toute seule autour de la table. C’est peut-être pratique de picosser de la sorte en politique, mais c’est gossant dans le contexte d’une émission culturelle comme C’est juste de la TV.

Écrit par Burp le 14 mars 2010  |  Tags:   |   3 commentaires

Burp Nouveautés DVD - 11 mars 2010

(Vous en avez soupé de mes nouveautés musicales les mardis? Ben souffrez maintenant parce que j’ai décidé de vous imposer mes nouveautés DVD tous les jeudis. Je dis bien MES nouveautés, i.e. celles qui m’inspirent ou que je juge dignes d’intérêt. Ne m’arrivez pas avec vos commentaires à la “Rapport? T’as pas parlé de la dernière réédition de Coeur Circuit II?” Ceci dit, enjoy!)

Breaking Bad

Breaking Bad - Saison 2 (Metacritic : 85%)

J’ai la première saison de Breaking Bad quelque part dans ma pile de séries en attente (avec Weeds 3, In Treatment, 30 Rock 3, True Blood, Dexter 3…). Je ne connais pas grand chose de l’histoire mais ça m’a l’air plutôt weird et d’un humour grinçant. À noter que la série est une création de Vince Gilligan, un des producteurs des X-Files, et est diffusée par la chaîne spécialisée AMC qui surfe depuis trois ans sur le succès de Mad Men. Intrigant!

D’autres nouveautés cette semaine :

Capitalism : A Love Story (Rotten Tomatoes : 75%)
Le plus célèbre des documentaristes, Michael Moore (Bowling For Columbine, Farenheit 9/11), s’attaque cette fois-ci au capitalisme et aux rats de la finance qui profitent du bon peuple. Je ne sais plus trop comment réagir face aux films de ce grand manipulateur. J’appuie la démarche, mais Moore a la réputation de déformer la vérité pour mieux appuyer ses propos. Au pire, ça donne quand même des films divertissants.
image Up In The Air (Rotten Tomatoes : 90%)
Un des finalistes pour l’Oscar du meilleur film sort en DVD deux jour après la cérémonie : battons le fer pendant qu’il est chaud, pas vrai? À voir si vous avez le goût d’un film divertissant, pas con, et très bien joué. On en voudrait plus en provenance d’Hollywood.
image Precious (Rotten Tomatoes : 91%)
Autre finaliste à la course aux Oscars. Je ne l’ai pas vu et j’ai un mauvais feeling, désolé… Si vous l’avez vu et l’avez trouvé plus subtil que je me l’imagine, dites-le me. Je jure de faire un effort.
image Planet 51 (Rotten Tomatoes : 23%)
On dirait que l’aventure est toujours hasardeuse quand c’est pas Pixar qui produit ou quand Shrek n’est pas le personnage central. Ça s’annonçait pourtant sympathique et original : une communauté extra-terrestre est bouleversée par l’arrivée d’un Terrien. Il me semble que tous les éléments étaient en place pour faire tripper les ti-culs mais ce ne fut pas le cas.

Écrit par Burp le 11 mars 2010  |  Tags: , , ,   |   3 commentaires

Burp Nouveautés musicales - 9 mars 2010

The Besnard lakes

The Besnard Lakes
The Besnard Lakes Are The Roaring Night

The Besnard Lakes est probablement le secret le mieux gardé du rock indé québécois. L’album précédent, Are The Dark Horse, avait frappé très fort avec la critique (et moi aussi) mais je tente toujours de trouver quelqu’un avec qui partager mon amour pour la pop atmosphérique du quatuor montréalais. Ça devrait s’améliorer avec ce nouvel album qui est destiné à looper dans mon iPod pour au moins la prochaine semaine. Achetez, ça presse!

Les autres nouveautés de la semaine :

Broken Bells
Broken Bells
James Mercer, leader de The Shins, et Danger Mouse, super producteur (Gnarls Barkley, Gorillaz, Beck), sont les orchestrateurs de cette pop un peu simplette en surface mais dont les grooves finissent par coller aux oreilles. De quoi faire grimper le mercure d’une couple de degrés de plus.
image Black Rebel Motorcycle Club
Beat the Devil’s Tattoo
J’aimais beaucoup BRMC au début. J’aimais l’approche brit-rock de ce groupe de San Francisco. Puis ce fut le virage folk-blues avec Howl en 2005 et là j’ai décroché bien que l’album n’était pas mauvais. Faudra voir avec celui-ci mais le buzz n’y est pas.
image Dumas
iTunes Live From Montreal
Un nouveau Dumas! Je sais… vous digérez encore Traces et les 4 autres albums sortis au cours des 15 derniers mois mais juste comme ça, en passant, je vous signale qu’iTunes vous offre pour 4 huards autant de chansons captées en spectacle au Apple Store de Montréal.
image Deru
Say Goodbye To Useless
Quelle belle surprise que cet album! Deru (a.k.a. Benjamin Wynn, un beateux de Los Angeles) fait de l’électro organique / hip-hop instrumental foutrement bien arrangé. C’est à la fois atmosphérique et très rythmé, un peu comme si Amon Tobin et Flying Lotus avaient décidé de se payer un trip de studio. À découvrir.
image Gorillaz
Plastic Beach
Maudit qu’on l’attendait celui-là. Gorillaz, c’est bien sûr le projet électro de Damon Albarn, ex-leader de Blur et l’un des artistes les plus intéressants de la scène musicale anglaise. Plastic Beach va selon moi plus loin dans l’expérimentation que le précédent Demon Days. On n’y retrouve pas de hit potentiel à la Feel Good Inc mais on a droit dans l’ensemble à un album d’une richesse rare.
image Jimi Hendrix
Valleys of Neptune
Les fans du célèbre guitariste se peuvent pu. Imaginez, on a réussi à déterrer une douzaine de chansons enregistrées pour la plupart en 1969 en prévision de la suite à Electric Ladyland, le dernier album studio officiel du Jimi Hendrix Experience. Selon moi, du Hendrix ça se déguste surtout live, mais je suis tout de même curieux d’écouter ça.
image Liars
Sisterworld
Chaque album de Liars est propice à de nouvelles explorations. J’ai bien aimé les deux premiers albums mais depuis ce temps, j’ai comme abandonné. Les plus cérébraux d’entre vous apprécieront le rock expérimental et singulier de ce trio newyorkais.

Écrit par Burp le 10 mars 2010  |  Tags: ,   |   3 commentaires

Burp Oscars 2010 : MES meilleurs films

Non mais tu parles d’une décision beigne de mettre 10 films en nomination. Je n’y vois aucun intérêt, hormis celui pécunier de donner une seconde vie commerciale à des films maintenant offerts en DVD. En tout cas, ce n’est certainement pas en raison d’un trop plein de qualité (re: The Blind Side comme meilleur film).

Donc en attendant nos twits en direct du salon pour la cérémonie de ce soir, voici quelques impressions sur les titres en nomination pour l’Oscar du meilleur film après visionnement de 90% de la sélection.

Avatar
L’un des favoris, à mon grand dam. On a fait grand état des coûts de production exorbitants mais le risque était foutrement calculé. Trop. Malgré ses grandes qualités visuelles et techniques, Avatar ne mérite pas même une nomination dans la catégorie du meilleur film.

The Blind Side
Petit feelgood movie sympathique qui appuie un peu trop sur le bon-sentimentalisme. Des drames sportifs de ce genre, Hollywood en chie 3 ou 4 par année. Étant amateur de football, je suis un sucker pour ce genre de film mais The Blind Side ne sort pas de l’ordinaire. Sandra Bullock? Elle n’est ni pire ni meilleure que dans Miss Congeniality. Pourquoi lui donnerait-on l’Oscar cette fois-ci?

District 9
Une bonne idée et un bon film dans l’ensemble. J’ai trippé sur la première partie mais trouvé que ça devenait plus conventionnel par la suite. Ça demeure quand même captivant du début à la fin. Dommage que les allergiques à la science-fiction aient passé outre.

An Education
Voilà un feelgood movie dans le bon sens du terme : intelligent et rafraîchissant. Le romancier Nick Hornby en est le scénariste, ça devrait vous donner une bonne idée du ton et de la facture. Carey Mulligan est délectable dans le rôle principal. Et je suis tombé amoureux de Rosamund Pike. Quelle beauté!

The Hurt Locker
Excellent film de guerre doublé d’un thriller très efficace. Les acteurs sont fantastiques, particulièrement Jeremy Renner en désamorceur de bombe complètement gaga. Il a mon vote dans la catégorie du meilleur acteur.

Inglourious Basterds
Le voilà, mon Oscar du meilleur film. Je ne suis pas nécessairement un inconditionnel de Tarantino (Jackie Brown et Kill Bill : bof) mais dans ce cas-ci, wow. J’en aurais gobé un deux heures de plus. Et peut-on régler ça tout de suite et donner l’Oscar du second rôle à Christoph Waltz? Il est géant dans ce film.

Precious: Based on the Novel ‘Push’ by Sapphire
Pas vu.

A Serious Man
Ce n’est pas le meilleur film des frères Coen mais les standards sont extrêmement élevés dans leur cas. J’ai quand même pris mon pied à suivre les aventures de M. Gopnik dans ce film plutôt austère. Heureux de voir que l’Académie ne l’a pas oublié.

Up
J’aime tout ce que fait Pixar. Up m’a particulièrement surpris par son sujet plus adulte que les autres productions du studio. Ç’a donné un film touchant qui devrait gagner sans problème l’Oscar du meilleur film d’animation. Meilleur film tout court? Non.

Up in the Air
Moins “indie” dans l’âme que Juno (film précédent de Jason Reitman), Up in the Air demeure quand même un très bon film où drame et comédie font bon ménage. Je m’attendais à quelque chose d’un peu plus dense mais j’ai quand même passé un bon moment.

Donc, après écrémage, mes 5 nominés sont :

  • An Education
  • The Hurt Locker
  • Inglourious Basterds
  • A Serious Man
  • Up in the Air

Bons Oscars!!

Écrit par Burp le 7 mars 2010  |  Tags:   |   3 commentaires

Epicure Oscars 2010 - And the winner is… Twitter

On a commencé ça en 2006, la première année du blogue. En 5 billets, on avait blogué la cérémonie des Oscars. C’était l’époque où Scorsese n’avait encore jamais mis la main sur la moindre statuette, alors que le fameux groupe de hip hop Three 6 Mafia, s’était mérité la sienne

En 2007, c’est en 10 billets que s’est déclinée notre soirée. Dodo presque à 12h30 pour “enfin” voir Scorsese mettre la main sur le précieux trophée, remporté pour la réalisation de The Departed. Émotion au cube, en découvrant les Lucas, Spielberg et Coppola venir en faire l’annonce.

Même cadence en 2008, 10 billets publiés et cérémonie plutôt sage qui se termine avant les 12 coups de minuit. Le bonheur de voir Juno l’emporter pour le scénario original et le No country for old men des Coen battre There will be blood au final.

L’an passé? Pas mal le même rythme que les années précédentes. On aime ce gala animé avec brio par Hugh Jackman, même si Slumdog a gagné pas mal trop de prix à notre goût.

Et en 2010? Pas de billets. Comme on l’a fait lors des Golden Globe, on se met en mode 2.0 et c’est sur Twitter que ça va se passer. Si je me fie aux autres expériences télévisuelles interactives des derniers temps, le fun risque de pogner dans la cabane. Comme en plus on a choisi Steve Martin et Alec Baldwin à l’animation, on a ben ben hâte!  Joignez-vous à nous, vous savez bien que plus on est de fous…

Écrit par Epicure le 4 mars 2010  |  Tags: ,   |   aucun commentaire

Burp Nouveautés musicales - 2 mars 2010

Vulgaires Machins

Vulgaires Machins
Requiem pour les sourds

J’écoute présentement “Le mythe de la démocratie”, 2e chanson du nouveau Vulgaires Machins et j’ai l’impression que l’été se pointe quatre mois avant le temps cette année. Je sens que je vais avoir du fun à découvrir ce Requiem pour les sourds. Le pop-punk des Vulgaires me semble un peu plus rentre-dedans que Compter les corps (le précédent), ce qui devrait achever la baraque en show. À ce propos, je suggère un party sous les étoiles au Parc de la francophonie lors du prochain Festival d’été. Epicure, tu passes le message?

Les autres nouveautés de la semaine :

Clogs
The Creatures In The Garden Of Lady Walton
Clogs innove (encore) cette année. Après quatre excellents albums instrumentaux, le groupe a décidé d’ajouter des voix sur sa musique folk/néo-classique. Nuls autres que Shara Worden (My Brightest Diamond), Sufjan Stevens et deux membres de The National (dont un 3e est aussi membre permanent de Clogs) y ont mis leur grain de sel. Si vous avez le goût de pousser la mélomanie un cran plus loin, Clogs est vraiment à découvrir.
image Groove Armada
Black Light
Sixième album en 13 ans pour le duo anglais. Leur musique downtempo me semble un peu moins pertinente qu’à leur début mais ils ont ajouté une touche synth-pop très années 80 pour épicer leurs arrangements. Perso ça me laisse plutôt froid à l’écoute des extraits.
image Moby
iTunes Live From Montreal
Ne vous attendez pas à vous branler le booty sur ce live enregistré au Apple Store de Montréal. Moby a délaissé momentanément ses beats pour y aller de versions très smooth d’une dizaine de ses chansons. Exercice intéressant, mais je préfère Moby faisant du Moby.
image Portugal. The Man
American Ghetto
Nom plutôt étrange, non? Ce groupe américain fait de l’indé influencé par un paquet de styles, dont le soul et le rock psychédélique. Quoi qu’il en soit, c’est toujours très catchy. En plus de cet album, vous jetterez une oreille à The Satanic Satanist, sorti l’an dernier.
image Radio Radio
Belmundo Regal
L’album est disponible depuis la semaine dernière en téléchargement sur iTunes et sort “physiquement” aujourd’hui. J’ai dû lire ou entendre 10 critiques de cet album depuis une semaine et ça trippe très fort. J’hésite encore… Le rap c’est vraiment pas mon truc habituellement mais celui de Radio Radio semble vraiment original.
image These New Puritans
Hidden
Êtes-vous prêts pour le rock cérébral de These New Puritans? Ce deuxième album du quatuor anglais fait le bonheur des critiques (un spectaculaire 86% sur Metacritic entre autres) mais s’écoute difficilement en faisant la vaisselle. Personnellement j’applaudis l’originalité de l’approche mais je ne suis pas sûr d’avoir le goût d’entendre Hidden très souvent. Allez prêter l’oreille pour faire une idée.

Écrit par Burp le 2 mars 2010  |  Tags: ,   |   2 commentaires

Epicure Wilco à L’Impérial de Québec

J’avais manqué ma chance en 2006, lorsque Wilco s’est produit au Pigeonnier (ma scène préférée) dans le cadre du Festival d’été. Ce soir-là, c’est Burp qui s’était payé la traite. Retour du balancier, à cause d’un dos récalcitrant qui l’a obligé à déclarer forfait, c’est en solo que je me suis rendue à L’Impérial hier soir pour mon baptême de Wilco “en live”.

J’aime Wilco depuis un bout, sauf que je ne suis pas pas une fan finie. À l’ère d’iTunes et du iPod, ne manipulant plus les pochettes de CD, je peine à retenir les titres des chansons et je mélange ceux des albums. Comme Wilco a décidé de nous garocher dans les oreilles plus d’une vingtaine de chansons, dont au moins 5 juste pour le rappel, vous m’excuserez de ne pas vous faire la liste de tous les hits, mélangés aux pièces plus obscures, qu’on a eu le bonheur d’entendre vendredi soir. Jeff Tweedy (vêtu d’un kit à carreaux que n’aurait pas renié Mario Duquette), sa gang et leur panoplie de guitares, se sont payé un méchant trip de musiciens. Ce qui est bien avec eux, c’est qu’on passe d’un folk country quasi JohnnyCashien pour ensuite enchaîner tout naturellement avec une pièce rock aux guitares pesantes digne d’un Jack White aux doigts en feu. Pas une seconde ils ne m’ont fait décrocher, même si je n’étais pas familière avec l’ensemble de ce riche répertoire.

Oui, Jeff Tweedy a dit qu’on était la meilleure “audience”, oui il nous a fait chanter en choeur (Jesus, Etc.), sauf qu’on n’avait nullement l’impression d’assister à un show formaté, copié/collé sur celui de la veille. Un maudit bon show comme on aimerait en avoir plus régulièrement à Québec où, trop souvent, le rock classico-nostalgique règne.

Un mot sur la sympathique première partie, Bahamas, un duo ontarien voix/guitare et batterie dont j’ignorais l’existance encore une heure avant le spectacle. Un agréable folk rock sans prétention qui fait taper du pied. Mention au leader de la formation qui, pendant toutes ses interventions, a fait l’effort de s’adresser à la foule en français.

Vivement avril pour 2 autres intéressantes virées à L’Impérial, le 1er pour We Are Wolf avec Wolf Parade et le 12 pour le retour de Metric!

Écrit par Epicure le 27 février 2010  |  Tags: ,   |   2 commentaires

Burp Nouveautés musicales - 23 février 2010

Shearwater

Shearwater
The Golden Archipelago

D’abord un projet extra curriculaire de deux membres d’Okkervil River, Shearwater a connu une belle évolution depuis 2001 pour atteindre à mon avis son apogée avec ce Golden Archipelago.

J’ai dû l’écouter 6 ou 7 fois depuis sa sortie hier; je l’écoute encore présentement et j’adore. C’est épique, sensible, mélancolique, et surtout très fin. Le rock de Shearwater s’écoute avec les oreilles bien collées sur la matière grise. Si vous aimez les atmosphères que créait Talk Talk en fin de parcours ou Peter Gabriel dans ses moments les plus inspirés, vous devriez accrocher fort sur ce très bel album. Et si c’est le cas, sautez aussi sur le précédent, Rook, qui est au moins aussi bon.

Les autres nouveautés de la semaine :

Balmorhea
Constellations
Vous êtes tannés de me lire sur les groupes d’Austin au Texas? J’avais délibérément omis de mentionner que Shearwater est de ce coin… de même que Balmorhea. Vraiment! Fou raide, n’est-ce pas? Balmorhea donne surtout dans le post-rock tranquille, à la sauce néo-classique. C’est parfois bon, parfois bof.
image Butch Walker
I Liked It Better When You Had No Heart
Butch est de l’espèce des jobbeux du rock. Il en est à son 5e album, semble jouir d’un certain succès d’estime mais vous savez, les succès d’estime… En fait, j’écoute les extraits et je suis toujours bien assis sur ma chaise. Je passerai outre, si vous le permettez.
image Eluvium
Similes
Là aussi, 5e album de l’alias du multi-instrumentiste Matthew Cooper. Eluvium fait généralement dans l’ambiant très sous-marin mais je remarque dans les extraits que M. Cooper a décidé d’ajouter sa (discrète) voix au mix. Ça donne un effet bizarre à première écoute mais faudra creuser car Eluvium fait généralement de très bons albums.
image Johnny Cash
American VI : Ain’t No Grave
il y a déjà 16 ans, le premier volet des American Recordings, produit par Rick Rubin, a revitalisé l’image vieillissante du vieux countryman. Les volumes subséquents se sont toutefois assombris en même temps que la santé de Cash déclinait. Ça devenait presque indécent (mais fascinant) à écouter : dans le volume 5 j’avais l’impression que le chanteur avait enregistré ses chansons juste avant de pousser son dernier souffle. Le volume 6 est tiré des sessions d’enregistrement du volume 5.
image Joanna Newsom
Have One On Me
Devandra Banhart, Iron & Wine, M. Ward, Bon Iver… faudrait définitivement ajouter Mme Newsom dans la liste des nouvelles sensations de la musique folk. La harpiste d’à peine 28 ans avait étonné il y a 3 ans avec Ys, un album de 5 pièces totalisant 77 minutes. Have One On Me en totalise 120. Un album triple! Un conseil : écoutez avant d’acheter. La musique de J. Newsom est plutôt unique et peut ne pas vous convenir. Moi je suis sous le charme depuis Ys.
image Sambassadeur
European
Là c’est pas mal plus léger. Sambassadeur est une formation suédoise surtout inspirée de la pop britannique (je pense entre autres à Belle & Sebastian). C’est pas transcendant, mais ça passe quand même très bien un jour de ménage.
image Shout Out Louds
Work
Décidément… les SOL viennent de la Suède eux aussi. Et encore là, on parle d’une musique rock indé légère qui évoque les Rosebuds et leurs mélodies craquantes. Fait du bien de terminer une liste d’albums très denses avec deux trucs plus ensoleillés!

Écrit par Burp le 24 février 2010  |  Tags: ,   |   2 commentaires

Epicure Shutter Island - Le livre

Shutter Island

Comme je suis plus du type “lire avant, voir après”, j’avais bien l’intention de me taper Shutter Island de Dennis Lehane, avant de me lancer dans sa version grand écran adaptée par Martin Scorsese (rien de moins). La première étape est maintenant complétée, c’est ce matin que j’ai littéralement dévoré les quelques 100 dernières pages qui me restaient pour finir ce thriller assez efficace merci.

On a beaucoup parlé du film ces derniers temps, voici toutefois un petit résumé de l’histoire pour ceux qui ne savent pas encore ce que ça raconte. 1954, l’enquêteur Teddy Daniels et son nouveau partenaire Chuck, débarquent sur Shutter Island, île sur laquelle loge un hôpital psychiatrique pour criminels dangereux. Motif : enquêter sur la mystérieuse disparition d’une patiente. Sur place, l’attitude du personnel et les soupçons qui pèsent sur leurs méthodes douteuses, mènent Teddy Daniels à pousser plus loin son investigation.

En dire plus ne ferait que diminuer le plaisir de la lecture. Comme il le faisait (et très bien d’ailleurs) dans Mystic River, Lehane gratte les bibittes cachées dans le cerveau de son personnage principal. L’auteur expose graduellement les zones d’ombres de Daniels, son passé qui en viendra à influencer le cours de l’enquête. Même à l’écrit, on ressent l’ambiance film noir. Tout est dépeint avec doigté; l’époque, les premiers balbutiements de la psychiatrie moderne, le climat sinistre qui règne sur cette île. C’est glauque et troublant. On réussit presque à entendre les cris des patients/prisonniers qui se perdent à travers la tempête qui se déchaîne.

Reste maintenant à constater si Scorsese, DiCaprio, Ruffalo et Kingsley seront à la hauteur des mots de Lehane.

Écrit par Epicure le 21 février 2010  |  Tags:   |   2 commentaires

Burp