Vues sur l'actualité et la scène culturelle

De Québec, du Québec et d'ailleurs.

Burp Freedom

Freedom

Le darknet, cet environnement de réalité augmentée mis en place à travers Internet par le savant fou Matthew Sobol, poursuit son oeuvre silencieuse de destruction de l’ordre mondial actuel et du pouvoir corporatif tout en poussant la population à reconsidérer les modèles établis et adopter de nouvelles façons de faire en matière d’économie et de gestion des ressources.

Les organismes gouvernementaux de sécurité ne savent pas par où l’attaquer. Des mercenaires indépendants s’y appliquent peu subtilement de leur côté. Pendant ce temps, le détective Pete Sebeck se retrouve en plein coeur du darknet alors qu’il se voit confié une quête de la plus haute importance par Sobol lui-même…

Si vous n’avez pas compris grand chose jusqu’à maintenant, c’est que vous n’avez probablement pas lu l’excellent Daemon, le livre de Daniel Suarez paru il y a deux ans à compte d’auteur mais qui n’a pas tardé à attirer l’attention d’un éditeur vu son originalité et son suspense haletant. J’avais vraiment adoré ce livre qui, pour une rare fois, mettait Internet en scène d’une façon singulière et repoussait les limites du techno-thriller jusqu’aux frontières de la science-fiction pure.

Freedom est donc la suite de Daemon. Le livre reprend l’action immédiatement là où Daemon l’avait laissée, ce qui demande d’entrée de jeu un joyeux effort de mémoire. Disons que Suarez poursuit son trip de geek pas mal plus à fond dans ce livre. Les références à l’univers des jeux vidéos sont nombreuses et parfois assez pointues pour mélanger les non-initiés. L’auteur a, comme pour le premier livre, fait ses devoirs en matière de nouvelles technologies et invite même le lecteur à vérifier les faits sur son site.

Ça donne une lecture enrichissante, très songée, mais moins divertissante que Daemon qui se prenait un peu moins au sérieux. On a surtout affaire ici à un roman de science-fiction / anticipation qui met beaucoup d’emphase sur les enjeux sociologiques qu’implique une révolution de cet ordre. Je me souviens avoir dévoré Daemon en trois jours alors que Freedom m’a demandé deux semaines, ce qui peut vous donner une idée de mon expérience de lecture.

Reste qu’il est très difficile de ne pas lire Freedom si vous avez lu Daemon. Et, je vous le dis tout de suite, l’auteur met la table dans le dernier chapitre pour un troisième volet…

Écrit par Burp le 8 février 2010  |  Tags:   |   aucun commentaire

Burp Nouveautés musicales - 2 février 2010

Katatonia

Googlez “Katatonia”. Le premier résultat dit tout ce que vous devez savoir : The Official Katatonia web site - dark rock from Sweden. That’s it. Katatonia vient de la Suède et fait du rock glauque. Métal? De la fesse gauche (et un peu de la droite). Progressif? À temps partiel. De qualité? Oui.

Night is the New Day est le 8e album d’une carrière qui atteindra les 20 ans l’an prochain. Celui-là, j’y reviens régulièrement depuis sa sortie en novembre dernier. C’est que j’ai de la difficulté à trouver des moments faibles, des moments où le groupe ne parvient pas à m’épater avec ses irrésistibles mélodies, ses subtils arrangements, ses intenses montées dramatiques empruntées au mouvement progressif mélodique des années 90. Pensez à Opeth (les deux groupes sont amis) dans ses instants les plus sensibles. Oui, c’est au moins aussi bon.

Et tant qu’à y être, procurez-vous aussi The Great Cold Distance et Viva Emptiness, deux autres grands albums de ce groupe encore trop méconnu.

Les nouveautés de la semaine :

The Album Leaf
A Chorus Of Storytellers
Cinquième album du collectif post-rock ambiant de San Diego. J’ai déjà bien aimé, mais j’ai l’impression que ça tourne en rond depuis deux albums. TAL a frayé régulièrement avec Sigur Ros, ce qui devrait vous donner une bonne idée du son.
image Hot Chip
One Life Stand
Hot Chip est un chouchou de la presse musicale et pour cause. Difficile de résister à cette pop dansante qui me fait penser à un heureux mélange Depeche Mode / Everything But The Girl (période électro). Seul hic : je me tanne vite de ce genre de musique.
image Jaga Jazzist
One-Armed Bandit
Jaga Jazzist vient de la Norvège et fait du jazz électronique. Le groupe n’a fait que 5 albums en 14 ans mais talk about qualité over quantité. Si vous êtes un enfant du pop/rock mais sentez que votre fibre jazz ne demande qu’à être sollicitée, JJ peut s’avérer un excellent point de départ. Et elle est jolie la pochette, n’est-ce pas?
image Los Campesinos!
Romance is Boring
Non, le groupe ne vient pas du Mexique, mais du Pays de Galles. Et ils font de l’indie rock. Leur musique n’est pas particulièrement originale, mais a le mérite de brasser la cabane. J’s’rais curieux de voir ça en show.
image The Magnetic Fields
Realism
Ça fait à peu près 20 ans que la gang à Stephin Merritt fait des albums. Sur celui-ci, ils ont l’air de se payer un joyeux trip folk. En tout cas, la critique semble beaucoup aimer. Moi? Vous ne vous adressez pas à la bonne personne.
image Midlake
The Courage of Others
The Trials of Van Occupanther a été une maudite belle découverte en 2006. Faque TCoO a fait l’objet d’un achat immédiat. À date, pas déçu une seconde. Midlake vient du Texas et fait un folk-pop que certains chilleux en macramé des seventies auraient vénéré. Très bon!
image The Knife
Tomorrow, In A Year
La voilà, la fameuse trame sonore de l’opéra électronique sur l’oeuvre de Darwin dont je vous parlais récemment. GROS avertissement : si vous vous attendez à du pur Knife, vous allez en chier un coup. 90% de l’album est composé d’un amalgame de musique abstraite, d’ambiant expérimental et de chant classique très contemporain. On reconnaît quand même la griffe du duo à quelques endroits. À découvrir patiemment, donc.
image Triste Sire
Le Prince Illusion
Une seule écoute des extraits iTunes nous permet de comprendre pourquoi on appelle Triste Sire le Placebo français. Y a d’abord le look et la voix de Yohanan (chanteur), puis la musique qui rappelle (un peu trop?) la pop alterno-gothique des Londoniens. Rien d’original, mais ç’a l’air bien foutu.

Écrit par Burp le 3 février 2010  |  Tags: ,   |   aucun commentaire

Epicure La Traversée de la ville

La Traversée de la ville

Quoi de mieux qu’un voyage en train pour lire un récit racontant une expédition vers une gare? Le summum aurait été de lire le premier tome de cette trilogie qui raconte une vraie randonnée en train, La Traversée du continent, mais c’est plutôt la suite de cette œuvre, La Traversée de la ville, que j’ai dévorée bien assise dans mon wagon de Montréal vers Québec samedi dernier.

Bref retour sur LTDC, récit du voyage initiatique de la jeune Nana, qui partait de la Saskatchewan pour rejoindre à Montréal sa mère Maria, une veuve avec un bébé naissant. Même si j’avais lu ce livre il y a exactement un an, on commence LTDLV en ayant l’impression d’avoir terminé le premier volet la veille. Dès le tout début, la magie de Michel Tremblay opère et on se retrouve instantanément en pays de connaissance.

À 2 ans d’intervalle, on suit en alternance un pan de l’histoire de Maria et de Nana. La première, qui a quitté sa famille en Saskatchewan il y a plusieurs années, habite aux États-Unis et s’arrange comme elle peut pour gagner sa vie depuis que son marin de mari est perdu en mer. Quand en 1912 elle se retrouve enceinte d’un bébé illégitime, elle décide sur un coup de tête de tout plaquer pour rejoindre son frère et ses soeurs installés à Montréal.

Deux ans plus tard, Nana demeure avec sa mère et son jeune frère. Effrayée par la guerre imminente, elle croit que retourner dans sa prairie natale serait le meilleur moyen de protéger sa famille. Elle tente donc en catimini d’organiser un départ vers l’ouest…

On passe des préoccupations d’une jeune mère de famille qui espère améliorer son sort, aux craintes plus enfantines mais proportionnellement tout aussi justifiées d’une petite fille de 12 ans. Là où sa série des Cahiers Noir, Bleu et Rouge avait échouée, je retrouve, avec cette “diaspora” des Desrosiers, le Michel Tremblay que j’aime d’amour. Son écriture me touche beaucoup. Aussi efficacement qu’au cinéma, je vois très bien chacun de ses personnages, tout comme il m’a fait visiter le Montréal du début du siècle qu’il décrit à merveille.

La Traversée des sentiments, dernier chapître de cette trilogie, repose sur ma table de chevet. Reste à décider si j’y plonge tête première ou si je fais durer l’entente encore un peu. Juste un peu…

Écrit par Epicure le 1 février 2010  |  Tags:   |   2 commentaires

Burp Se perdre dans Lost

Lost

Après 5 saisons, 103 épisodes et quelque 75 heures de fronçage de sourcils, et à l’aube d’une sixième et dernière saison, faisons le point sur l’expérience Lost, la série-culte d’ABC qui reprend du service demain soir (mardi) à 20h.

(Je présume que vous connaissez la série, alors je ne m’éterniserai pas sur l’intrigue. Sinon, allez faire un tour chez Wikipédia et revenez me voir)

Très divertissant, Lost. Très bien fait aussi, jouissant d’énormément de moyens et de décors naturels magnifiques. Les acteurs sont pour la plupart crédibles et on a pu faire à ce titre quelques découvertes intéressantes (notamment Michael Emerson dans le rôle de l’inquiétant Ben Linus).

Je dirais aussi qu’on y trouve très peu de satisfaction. Car Lost est une véritable usine à what the fucks : de chaque épisode naît 56 nouvelles interrogations tandis que les solutions se livrent au compte-gouttes. Consommer Lost, c’est comme boire un grand verre de Pepsi pour étancher ta soif ou fumer une cigarette en te disant que c’est la dernière.

Aucun personnage, aucun lieu, aucune situation ne sont ce qu’ils semblent être. Dès que tu t’appuies sur un truc qui te semble béton, on te fait prendre une jolie débarque pas longtemps après. À côté de Lost, Dix petits nègres a l’air d’un épisode de Virginie. Rien n’est épargné pour mélanger le téléspectateur : on le mitraille de flashbacks et forwards, on ajoute constamment des protagonistes et des lieux… Un personnage meurt? Pas sûr qu’il ne se pointera pas un moment donné. Bref, les scénaristes se sont amusés comme des fous et tant pis pour la logique, la constance et les questions sans réponse.

Now it’s payback time.

À force de pelleter par en avant, on finit par faire face à une belle montagne. À son sommet, 20 millions de suiveux qui, après 5 ans de coïts interrompus, sont dûs pour un solide orgasme. J’ai vraiment hâte de voir comment les scénaristes vont s’y prendre pour en arriver à un dénouement satisfaisant pour tous. On s’en reparle dans 18 semaines!

Écrit par Burp le 1 février 2010  |  Tags:   |   4 commentaires

Burp Paradis perdu

Paradis perdu

J’ai vu Paradis perdu hier soir à la Place des arts. Quel beau gâchis. Et quelle déception.

Je vous jure que j’avais hâte. C’est pas tous les jours que les planètes s’alignent pour réunir Dominic Champagne, Daniel Bélanger, Rodrigue Proteau et Pierre Lebeau sur le même projet. J’avais mon billet depuis le début décembre, alors que je me remettais à peine du choc Love (du même Champagne), vu quelques jours auparavant à Vegas. J’étais crinqué.

Après dix minutes de show, je ne l’étais plus. Pierre Lebeau commençait déjà à me taper sur les nerfs avec son discours complètement over the top. Quand un texte très quelconque est récité comme s’il s’agissait des dix commandements, le quelconque finit par devenir carrément ridicule. Le pire, c’est que le show est placardé mur à mur de cette insupportable narration wannabe poétique sur le miracle-de-la-vie-vs-les-maudits-humains-et-leurs-guerres-qui-scrappent-toutte.

Et que dire des moments de blagues drôles! On a essayé de nous pousser de l’humour clounesque à la Cirque du Soleil mais ce fut sans effet. Gênant, en fait. Rien de plus pénible que d’entendre à peine trois ou quatre ricanements discrets dans une salle comble de 1500 personnes.

Et le son… Beaucoup trop fort. À défoncer les tympans du batteur d’Anonymus. Sérieux, j’ai sympatisé toute la soirée avec les pauvres spectateurs situés à l’avant. Ça m’a empêché d’apprécier la musique de Daniel Bélanger qui m’a semblé trop envahissante. Faudra attendre la trame sonore sur disque pour se faire une véritable idée.

Heureusement, la scénographie et les éclairages ont été à la hauteur des attentes. J’essaye encore de comprendre comment on a pu créer des effets 3D au sol aussi réels et beaux. Parfois ça donnait des résultats spectaculaires, comme cette scène de descente de rivière en kayak ou celle où le sol s’affaisse lors d’un tremblement de terre. J’imaginais Robert Lepage assis dans un coin en train de saliver en pensant à sa prochaine production… Chapeau aux artisans pour cette trouvaille qui fera sûrement du chemin.

Mais ces exploits techniques ne sont pas parvenus à me faire apprécier Paradis perdu. Messieurs Champagne et (Jean) Lemire, malgré les meilleures intentions du monde, ont fait un show “trop”. Trop de texte, trop de décibels, trop de musique, trop de gnangnan pro-écolo /anti-militariste réchauffé. Je m’attendais à plus de subtilité quand même.

Deux Avatar(s) en un mois, ça aussi c’est trop.

Écrit par Burp le 30 janvier 2010  |  Tags:   |   4 commentaires

Epicure Tou.Tv

TouTv

Mardi matin, Radio-Canada conviait les médias à une rencontre de presse pour le dévoilement d’un projet exceptionnel*. J’étais très curieuse de savoir ce que nous réservait ce lancement qui marquera l’histoire de notre télévision*. Bien branchée sur le web dès les premières minutes qui ont suivi l’annonce, j’ai vite compris que je ne serais pas déçue.

La nouvelle plate-forme web Tou.Tv risque de révolutionner notre façon de regarder la télé ou, je devrais plutôt dire, de regarder les émissions de télé. On pouvait déjà avoir accès à quelques unes des émissions phare de la programmation via notre ordi, mais seulement pendant une semaine. Maintenant, ce sont de grands pans de la grille horaire qui deviennent accessibles à moins de quelques clics. En plus de ce qu’on peut déjà retrouver en ondes, le plaisir vient aussi de ce qu’on a tiré des archives plus récentes ou déterrées du 3e sous-sol de la tour de la SRC. On passe de l’intégrale de Aveux à Chez Denise, en plus de plusieurs séries de variétés, affaires publiques, documentaire ou même de la Web Télé. Des milliers d’heures de tv, gratisse! TV5 et Télé-Québec, entre autres, sont également associées au projet.

C’est pas mal innovateur et la SRC semble miser beaucoup sur ce nouveau concept. TVA offre déjà un service qui navigue dans les mêmes eaux via son terminal Illico (accès à des séries et/ou émissions spéciales gratuites et/ou payantes), sauf qu’on n’a pas le choix d’être assis devant la télé pour en profiter. Comme on peut déjà regarder certaines émissions en direct et en excellente qualité sur le web (j’en ai fait l’expérience avec la très Zzzzzz Série Montréal-Québec dimanche dernier), on peut présumer que TVA se prépare aussi pour la télé 2.0.

Je n’ai pas encore testé Tou.Tv, sauf que j’aime déjà ça! Ce n’est sûrement pas encore parfait, mais sans vouloir être top complaisante, j’apprécie quand on fait des efforts pour arriver en 2010 en même temps que tout le monde. Ça fait du bien de voir qu’on veut être à l’écoute de ses “clients”, avec un produit qui s’adapte à leur style de vie.

“Tout nouveau, tout beau” comme dirait l’autre, j’espère cependant qu’on sera aussi enthousiastes dans 6 mois ou 1 an. Juste pour garder un peu la tête froide, terminons ce billet avec une citation de Sylvain Lafrance, vice-président principal des services français de Radio-Canada : « Ça ne veut pas dire que le modèle sera toujours gratuit parce qu’on suit l’évolution cette plateforme-là. ».

* tiré de l’invitation à la conférence de presse.

Écrit par Epicure le 27 janvier 2010  |  Tags:   |   7 commentaires

Burp Nouveautés musicales - 26 janvier 2010

Hope For Haiti Now

Je ne sais pas si vous avez aimé autant que moi le show télé de vendredi dernier organisé en quelques jours par George Clooney pour venir en aide à la population d’Haïti. J’ai beaucoup apprécié la sobriété dans l’approche et ce, autant dans les interventions des acteurs et des animateurs que dans la majorité des performances musicales.

L’album Hope For Haiti Now rassemble donc ces 19 performances captées live lors de la soirée. On y retrouve de plus la chanson “Stranded (Haiti Mon Amour)” composée spécialement pour l’occasion et interprétée par Jay-Z, Rihanna, et les U2 Bono et The Edge.

Bien sûr, rien que le fait qu’une bonne partie de votre 7,99$ soit remise aux organismes d’aide pour Haïti devrait être un incitatif suffisant pour vous procurer cet album. Mais dans ce cas-ci, le contenu est aussi très intéressant.

Je pense principalement aux duos/trios formés pour l’événement, notamment Dave Matthews et Neil Young qui donnent la chair de poule avec leur version d’”Alone and Forsaken”, un vieux truc d’Hank Williams. Ou encore l’interprétation bien sentie par Beyoncé (si si) de “Halo”, accompagnée au piano par le Coldplay Chris Martin. Et on entend encore parler du “Hallelujah” de Justin Timberlake qui réussit malgré nos appréhensions à faire honneur à Leonard Cohen. J’ai bien aimé aussi les doux arrangements orchestraux sur “Motherless Child” de John Legend et l’authenticité légendaire de Springsteen sur “We Shall Overcome” de Pete Seeger.

Croyez-moi, Hope For Haiti Now vaut la peine. Pour la cause, évidemment, mais aussi pour nous permettre d’immortaliser un puissant moment de télé.

Les nouveautés de la semaine :

Basia Bulat
Heart Of My Own
Deuxième album pour cette folkstress canadienne qui fait triper les critiques à l’ouest. Je lui souhaite un beau succès mais ce n’est pas moi qui va y contribuer. Perso je ne trouve rien dans sa musique qui la démarque des autres chanteuses du genre.
image Beach House
Teen Dream
Une autre grosse sortie indie pop en ce début d’année. J’avais beaucoup aimé Devotion il y a deux ans et deux balayages des extraits m’ont convaincu de démarrer le download sur iTunes. Peut pas résister à la brise fraîche de lamusique du duo de Baltimore.
image David Bowie
A Reality Tour (Live)
Près de 6 ans après son Reality Tour (et le DVD du show), Bowie sort enfin l’album live. Pourquoi avoir attendu si longtemps? Anyway, si vous n’avez pas de greatest hits de l’artiste, voilà votre chance : pas moins de 35 chansons! Oui, les classiques y sont (pas mal) tous.
image Four Tet
There Is Love In You
Four Tet, a.k.a. Kieran Hebden, fait de l’électro mais aime bien mettre son pied dans la porte d’un paquet de styles. Ça donne des albums qui s’écoutent avec la tête avant le ventre. Toujours intéressant.
image Fucked up
Couple Tracks - Singles 2002-2009
L’un des groupes les plus importants de la scène musicale canadienne nous offre une compil de trucs éparpillés depuis le début de leur carrière. Pour ceux qui ne les connaissent pas, The Chemistry Of Common Life fut LE coup de pied au cul de 2008. Merde… je viens de m’acheter Beach House. Epicure! T’as 12$ à me refiler?
image Retribution Gospel Choir
2
Alan Sparhawk, leader de Low, groupe slowcore par excellence, compte sur son projet Retribution Gospel Choir pour faire sortir le méchant. On a donc droit à du rock bien carré, un peu alterno sur les bords. Un peu convenu mais les chansons sont de qualité.

Écrit par Burp le 26 janvier 2010  |  Tags: ,   |   2 commentaires

Burp Rock Strips

Rock Strips

Vincent Brunner, ex-journaliste pour Rolling Stone magazine, se spécialise en musique et BD. On peut donc supposer que l’idée de créer un ouvrage illustré sur l’histoire de la musique a poppé tout naturellement dans sa tête.

Ç’a donné Rock Strips, un joli assemblage d’une trentaine de textes portant chacun sur un artiste ayant façonné l’histoire du rock. Chaque bio d’artiste est accompagné d’une discographie sélective ainsi que d’une mini-BD de quelques pages au ton, style et propos très variables. C’est que chaque artiste est illustré par un bédéiste différent.

La sélection d’artistes va des pionniers (Beatles, Elvis, Led Zep, Hendrix, Pink Floyd, Stones) au plus moderne (Radiohead, White Stripes), en passant par quelques choix plus subjectifs (Blondie, Captain Beefheart, LCD Sound System). Les textes des bios demeurent factuels et académiques. Autrement dit, c’est pas avec deux pages de bio que vous allez apprendre du nouveau sur votre artiste préféré. Non, l’intérêt de Rock Strips réside véritablement dans les BD imaginées par les 33 auteurs (tous reconnus, dit-on) qui ont rendu hommage à “leur” artiste en illustrant un moment de leur vie, ou en s’inspirant d’un titre ou une parole de chanson pour imaginer une histoire.

Personnellement, j’ai trouvé le résultat inégal. Certaines BD sont particulièrement réussies (Janis Joplin, les Clash, les Pixies) alors que d’autres m’ont vraiment laissé sur ma faim par le propos très mince ou le dessin un peu trop simpliste. Il y en a aussi qui m’ont laissé perplexe… par exemple la BD sur Radiohead ferait sûrement plus de sens à l’aide d’un spliff bien gorgé ou d’un 3e double scotch.

Je vous conseille de feuilleter Rock Strips avant de vous l’acheter. Il s’agit selon moi d’une curiosité qui, bien que joliment présentée, s’adresse davantage à l’amateur de BD appréciant la musique que le contraire. Pour ma part, ça m’aura quand même initié au travail de quelques illustrateurs intéressants.

Écrit par Burp le 24 janvier 2010  |  Tags:   |   2 commentaires

Burp Hope For Haiti Now

Sting

Wow. Je sors à peine d’un deux heures d’émotions brutes.

George Clooney a démarré le Hope for Haiti Now: A Global Benefit for Earthquake Relief avec la classe et le phlegme qu’on lui connaît… Springsteen a entonné un We Shall Overcome low-key, le feeling dans l’piton… Halle Berry a livré une anecdote les yeux mouillés… La vieille Lean On Me semblait avoir été composée pour le trio improvisé Kid Rock / Sheryl Crow / Keith Urban… Madonna choquait en 1990 avec Like A Prayer, ce soir elle inspirait… Beyoncé donnait des frissons avec Chris le Coldplay au piano. Justin Timberlake / Matt Morris se sont attaqués à Alleluhia et ont livré une performance qui fera date… Sting a prouvé qu’il était possible de chanter des trucs upbeats dans ce genre d’événement avec Driven To Tears… Fallait voir Chris Rock, la main posée sur celle d’un Muhammad Ali rongé par le Parkinson… L’étonnant quatuor Jay-Z / Rihanna / Bono / The Edge a livré une chanson composée spécialement pour l’occasion… Le duo Dave Matthews / Neil Young m’a foutu par terre.

Chaque performance était entrecoupée de témoignages d’acteurs et d’interventions d’Anderson Cooper, l’animateur vedette de CNN posté à Port-au-Prince. C’était touchant et parfois triste, bien sûr, mais jamais mélo, jamais exagéré. D’ailleurs, la plupart des témoignages soulignaient la force du peuple haïtien et sa capacité à surmonter les obstacles.

De la très grande télé. Sobre, hyper-émouvante, inspirante. Si ça vous tente d’immortaliser les performances musicales de la soirée, un album-bénéfice sort mardi prochain. On peut déjà le réserver chez iTunes.

(By the way, je n’ai pas beaucoup suivi ce qui s’est passé sur les chaînes francophones… ç’a l’air que le trio Marie-Jo Thério / Pierre Lapointe / Daniel Boucher était quelque chose à voir)

Écrit par Burp le 22 janvier 2010  |  Tags: ,   |   1 commentaire

Epicure Route à Premier Acte

Route. Comme Sur la route. Comme Jack Kerouac.

Thomas Gionet-Lavigne, qui a écrit et qui est le seul interprète de cette pièce, a eu l’excellente idée de ne pas raconter l’histoire de Jack Kerouac même s’il est question de lui pendant presque 1h30. Kerouac n’est qu’un prétexte.

Ce road trip théâtral met en scène un homme en peine d’amour. On le suit dans son périple à San Francisco, sur les traces d’une ancienne compagne de Kerouac, Kate Murray, qui aurait en main le manuscrit de la seule pièce de théâtre écrite par l’auteur mythique. Toujours hanté par son amour perdu, le narrateur découvre une ville, et surtout, une culture qui le fascine. Sa quête le mène à côtoyer une galerie de personnages auxquels il donne vie; entre autres un ancien voisin du couple Murray / Kerouac, un prof d’université, une vieille actrice un peu excentrique, de fiers représentant de l’époque de la beat generation pour la plupart. Toutes ces rencontres ont comme objectif de retracer Kate Murray et surtout le fameux manuscrit.

Malgré certains passages qui auraient gagné à être légèrement écourtés, Route m’a fait passer un très bon moment. Une expérience quasi zen. L’interprétation juste de Thomas Gionet-Lavigne, une scénographie riche et sobre à la fois et une musique de circonstance qui enveloppe le tout juste comme il faut. Surtout, ce n’est pas rien, il m’a fait sentir coupable d’être passée à côté de Kerouac et m’a donné le goût de sortir l’exemplaire de Sur la route qui dort depuis des années dans la bibliothèque.

À Premier Acte jusqu’au 6 février.

Écrit par Epicure le 21 janvier 2010  |  Tags:   |   aucun commentaire

Burp