Pour être honnête, je n’étais pas fâché du désistement de IAM. J’avais prévu voir Champion à l’Impérial et il devait originalement entrer sur scène à minuit. Donc le voir au Pigeonnier voulait dire plus tôt, en plein air (frais, mais plein air quand même) et avec cinq fois plus de monde.
Alfa Rococo, auteur de mon album officiel de cet été (Lever l’ancre) a débuté la soirée en toute légèreté devant un maigre public au préalable indifférent. Toutefois, la belle énergie dégagée par le groupe et la pétillante Justine (la chanteuse) a eu raison de la foule qui a commencé à taper du pied après quelques minutes. Alfa Rococo est vraiment à découvrir si vous aimez votre pop simple, entraînante et pas conne.
Le groupe a eu à peine le temps de nous dire salut à la fin du set qu’un orage pour homme s’est abattu sur le Pigeonnier. Ç’a duré 5 minutes, mais ce fut d’une intensité rare. Et cela a fait baisser le mercure de quelques degrés. Décidément, le FEQ édition 2007 passera à l’Histoire comme l’un des pires en matière de météo.
Ghislain Poirier, bidouilleur de sons et de rythmes échevelés, prend la relève accompagné de Chris, son batteur. Je ne connais pas beaucoup Poirier, l’ayant découvert l’an dernier au Festival, mais j’ai trouvé que ses pièces avaient gagné en raffinement par rapport à ce que j’ai entendu live et sur son EP, Rebondir. Ça groove, mais il y a aussi un côté expérimental vraiment intéressant dans cette musique qui me fait penser un peu à du Amon Tobin. J’ai bien hâte d’entendre son nouvel album prévu pour l’automne.
Le Pigeonnier est plein lorsque Champion foule la scène avec ses G-Strings. On a eu droit à un show pas mal semblable à celui de l’an dernier au Festival et ce fut tant mieux car j’ai obtenu ce que j’espérais. Si vous n’avez jamais expérimenté DJ Champion en spectacle, faites-le dès la prochaine occasion, ça presse! C’est complètement fou et survolté. Les guitaristes étaient particulièrement en forme ce soir. J’ai d’ailleurs remarqué que Champion leur donne plus de place qu’avant, ce qui rend la performance plus relevée et aussi plus rock. Ajoutez à cette belle soupe la voix épicée de Betty Bonifacci sur quelques pièces et le plat est complet.
On a crié, bougé, tripé avec Champion. Ce fut, malgré la température, une soirée parfaite pour terminer un 40e Festival franchement intéressant. Et trop court! Qu’est-ce que je vais faire de mes soirées au cours des 51 prochaines semaines??






Burp il y a les Grands Feux Loto-Québec au menu du 21 juillet au 8 août.
Pas facile de se défestivaler la peau! Malgré le temps souvent pourri, je pense que c’était un festival réussi! ;) Nous ne sommes pas souvent aller voir les mêmes shows, en tout cas c’était le fun de venir goûter à votre version de festival…