Ni d'Eve ni d'Adam

Les années se suivent… L’an dernier à quelque part dans le fin fond de la Provence, l’homme de la maison m’offrait l’Amélie nouveau. Un an plus tard, à quelque part dans le fin fond du « Nouvo St-Roch », l’homme de la maison m’offre Ni d’Eve ni d’Adam, la cuvée 2007 d’Amélie Nothomb.

Déchirements intenses. Je laisse tomber mon Thomas? Non, non, je me connais, j’ai bien de la misère à me replonger dans un livre si je lui ai été infidèle le temps d’une autre lecture. Pas le choix de revenir au sport extrême que je n’avais pratiqué depuis longtemps : la lecture simultanée de 2 livres à la fois. Réussirai-je? À suivre dans un autre épisode…

Revenons à Amélie. Excellente nouvelle, c’est un récit de la génération du « je-me-moi », ses meilleures histoires à mon avis. 30 pages de lues seulement (j’essaie de le lire l-e-n-t-e-m-e-n-t pour faire durer le plaisir) et on se retrouve dans l’univers nothombien que l’on aime. Son humour, sa façon unique de manier le verbe, bref des bonheurs de lectrice comme je les aime!

La rumeur face à Ni d’Eve ni d’Adam semble bonne, j’ai donc été très étonnée d’entendre Sylvain Houde, chroniqueur à Vous m’en lirez tant, en parler avec un dédain flagrant. Je crois qu’il en a fait mention parce que c’est un incontournable de la rentrée littéraire, mais il n’en avait absolument rien à cirer et suggérait carrément aux auditeurs de plutôt lire autre chose. Je ne suis pas familière avec ses préférences littéraires, mais ça m’a étonné comme réaction si vive. Pas d’impact toutefois sur mon intérêt, j’ai encore plus le goût de m’y plonger afin de pouvoir en juger moi-même. J’y reviendrai sûrement très bientôt…