Malgré le fait que ce ne soit pas assez « culturel » selon Lise Payette, la semaine dernière je célébrais la nouvelle émission On fait tous du showbusiness, présentée dans une case horaire confidentielle, le dimanche après-midi à 15h. Cotes d’écoute de la première diffusion : + ou – 80 000. On raconte qu’au même moment, TQS atteignait le double de téléspectateurs avec L’Heure des quilles!

Ça me désole, mais ne m’étonne pas. La tivi ne veut pas trop brouiller la zone de confort de monsieur/madame. Même si elle est publique et qu’elle a un mandat qui devrait théoriquement impliquer que sa programmation vole un peu plus haut que ce qu’on présente ailleurs, ça ne veut rien dire. Croyez-moi sur parole, ça ne veut rien dire.

Comme certaines plumes ont le talent qu’il faut et une bonne dose de crédibilité pour dénoncer ce genre de chose, pourquoi s’entêter à essayer de faire la même chose avec moins d’éloquence?

Pierre Foglia en a parlé dans sa chronique de jeudi
. À lire (et à méditer) si ce n’est déjà fait.

Voici un aperçu qui résume bien son propos…

Pourquoi c’est toujours le dimanche après-midi les émissions culturelles à Radio-Canada?

Parce que, m’explique mon collègue Hugo Dumas.

Merci, Hugo.

Allez, je ne suis pas si déconnecté que ça. Je sais bien pourquoi. Les cotes d’écoute et tout ça. Un magazine culturel parce que la culture c’est dans le mandat d’une télé publique. Mais le dimanche après-midi parce qu’au fond, la télé publique, elle s’en crisse de la culture. Comme ça tout le monde est content. On pourrait dire que la culture c’est comme le jus de pruneaux, c’est bon pour la santé, mais ça fait chier.