Je ne peux m’empêcher depuis deux jours de ressentir un certain vide. Quand, pendant 10 jours, ta vie nocturne consiste à découvrir deux ou trois nouveaux artistes sur scène, on se demande ce qui ne va pas lors du 11e.

J’ai adoré mon Festival d’été cette année. À la hauteur de mes attentes, et même plus. J’ai certainement battu de très loin mon record personnel d’assiduité. Epicure a fait le décompte à ma place, j’ai vu 22 artistes, pour la plupart très intéressants. Parmi ceux-ci, voici les plus marquants.

Excellent…
Déjà pas facile, vu la sélection relevée de cette année. J’irais avec Wilco. Je suis passé d’ »appréciateur » de leur musique à fan après ce spectacle tout en nuance de vendredi dernier.

Complet…
Sans contredit, le party électro offert par Ghislain Poirier, Dee, Plaster et Champion. Ma tête a commencé à branler à 19h pour n’arrêter que 270 minutes plus tard.

Surprenant…
Je voulais me payer la gueule de Twisted Sister et je me suis surpris en train de hurler « We’re Not Gonna Take It ». Dee Snider est hideux mais a balancé moins de boulechite en 25 ans de carrière que Céline DIon entre deux expirations.

Doux…
Holden et sa pop de soie. Charmant, sensuel et enveloppant.

Regretté…
J’ai manqué Broken Social Scene. Ben oui, c’était une de mes principales cibles avant le Festival mais j’ai succombé au programme électro du Pigeonnier.

Poche…
Éric Lapointe. OK, je n’ai vu que 6 ou 7 chansons, mais j’ai vite saisi le concept. Fuck l’orchestre symphonique, « Tendres fesses » avec des cuivres ou non, ça reste de la crotte.

Surestimé…
Les Dales Hawerchuk ont suscité un hype gros comme ça et m’ont procuré zéro sensations. Se sont fait bouffer tout rond par Galaxie 500.

En terminant, quelques flash sensoriels :

Les 80 000 macarons scintillants sur les Plaines lors de Twisted-Scorpions… l’odeur de sueur du hippie devant moi pendant Dobacaracol… le froid complètement irréel lors de la soirée électro… les décibels des cris des fans de Pierre Lapointe… la pluie diluvienne (la seule de mon festival) pendant Konono No.1… la poitrine qui vibre au rhythme de la grosse basse de Vincent Peake de Galaxie 500… la vue de la foule massive qui s’en retourne, souriante, après le show ensoleillé d’Amadou et Mariam… mon sang qui fait deux tours en entendant la musique thème du festival. Peut-être l’auront-ils changée l’an prochain. Je l’espère!