
Eh oui! Y a des semaines de même, 2 bons shows en 2 soirs dans la même salle en plus. Ouf… Re-ouf… Re-re-ouf… Exagère-je si j’ose prétendre que celui d’hier soir est peut-être mon show de l’année? Quelle soirée de rock’n'roll au Grand Théâtre, vous ne croiriez pas à ça!
Disponible depuis quelques semaines, Fixer le temps commence à peine à se laisser apprivoiser et à prendre ses aises dans mes oreilles. Malgré ce court laps de temps, le talent de mélodiste de Dumas a déjà fait son oeuvre et quelques notes suffisent à faire taper du pied et fredonner des bribes de refrains accrocheurs.
4 sur scène et on dirait qu’ils sont 12 tellement ça «tire». Dumas et Jocelyn Tellier s’adonnent aux guitares, alors que Marc-André Laroque officie à la batterie et François Plante à la basse. Même si l’énergie qu’ils génèrent tous est palpable, les deux premiers prennent le plancher d’aplomb comme on dit. Dumas est comme un flot de 10 ans dans un Toys’R'Us, le plaisir qu’il a sur scène est contagieux et après 4 pièces nous sommes tous debout et le resterons jusqu’à la fin.
De mémoire Fixer le temps y est passé au complet, en plus de certains extraits phares de son Cours des jours tels Arizona (les guitares là-dessus groovaient comme c’est pas possible!) et Vénus (et j’y passe de longues heures, de longues heures, de looooooongues heuuuuuuures!!!). J’ai eu l’impression de n’entendre que des hits. Les gens dans la salle (majorité de trentenaires, très peu de têtes blanches, plus de gars que je ne l’aurais cru…) entonnaient en coeur les Ta La Ta Ta La, ou les Pa Pa La Pa Pa, Pa Pa Paaaaaa!
Pas de blah-blah entre les pièces, pas d’entracte, 2 trop courts rappels. Rassasiée par tant d’intensité, mais en même temps encore un peu sur ma faim car on j’en aurais pris d’autres. Y a minimum 5 chansons que j’adore qu’on n’a pas entendues et qu’il aurait facilement pu prendre le temps de faire. Il reste 2 autres soirs à Québec, payez-vous ça même si vous le connaissez peu. Vous allez «pogner de quoi» c’est certain.
Même si ça fait fifille pas le choix d’ajouter que le plaisir est autant pour les yeux que les oreilles. Dumas c’est un très beau mec, très très beau mec…
Beau mec… ouais.. beau mec… pffff…
Nous y étions vendredi et c’était vraiment un bon show. J’avais encore mieux aimé son spectacle solo l’an dernier (génial comment il bâtissait ses pièces avec seulement un échantilloneur, sa guitare et sa voix) mais nous avons passé un super bon moment vendredi avec un Dumas visiblement content d’être là.
Ouais, j’avoue que j’ai fait des Ta La Ta Ta La, mais je n’irai pas jusqu’à dire que je l’ai trouvé beau… non mais, faut se garder un peu d’honneur!
Avouer les Ta La Ta Ta La j’aime ça, mais ça aurait fait ma journée de lire «Dumas était particulièrement en beauté vendredi soir». Maudit honneur!
Après ses deux premiers albums, on savait déjà que Dumas, c’était du sérieux.
Mais avec « Fixer le temps », on ne peut plus refuter l’immense talent et le charisme de cet artiste. Tout simplement génial!
Du grand Dumas.