Mise en contexte. La nouvelle tournée de Fred Pellerin débute en août avec une série de spectacles présentés à St-Élie-de-Caxton. Ensuite, il part en tournée aux quatres coins de la province présenter ce nouveau show . Pour bien mettre la machine en marche et tester son matériel, Fred a décidé de s’offrir deux soirées de rodage devant public, jeudi dernier et ce soir. Ce soir, on était là!
La dernière fois, il a fallu attendre 3 mois entre l’achat des billets et le plaisir de voir Fred Pellerin sur scène. La revanche est douce, à peine une dizaine de jours après avoir appris sa visite éclair au Petit Champlain et sans avoir trop eu le temps d’y penser, nous voilà déjà devant lui pour assister en primeur à son plus récent spectacle L’Arracheuse de temps. Un privilège.
Même s’il s’agit d’un genre de work in progress, il ne faut pas se leurrer, on a droit à un vrai spectacle. Des contes, des enchaînements, des chansons, une entracte et tout. Ça sent la nouveauté par les hésitations, les rires complices, quelques notes par terre devant lui, mais ça passe comme dans du beurre bien mou. Quand on a déjà vu Fred Pellerin sur scène, on connaît ses hésitations et ses rires complices qui font partis du personnage à un point tel qu’on se demande si c’est prévu ou non dans le spectacle. Il faut l’entendre parler d’une visite dans le grenier de sa grand-mère, dériver sur une anecdote à partir d’une botte qu’il y trouve et finir par raconter l’histoire des Gélinas, du magasin général à Toussaint et de son bois de poêle qui disparaît mystérieusement. Chaque épisode de son récit est prétexte à une dérive en règle qui immanquablement nous fait pleurer de rire, tout en réussissant à nous émouvoir.
Un spectacle de Fred Pellerin, ça ne se raconte pas, je l’ai déjà dit. Vous savez, le fameux « il fallait être là », s’applique tout-à-fait dans son cas. Son humour et sa grande sensibilité passent beaucoup, surtout, par son langage imagé qui a des relants d’un Sol moderne aux accents de la campagne. Pour en savourer toutes les subtilités, ça doit être dégusté avec les oreilles et il faut le voir sur scène pour bien comprendre le phénomène. Les billets sont déjà en vente pour l’automne, ça se passe ici pour les gens de Québec.
Un spectacle n’est composé que de spectateurs. Quand ceux-ci rient, nous pouvons dire qu’il a exister par le fait de la création d’un bon moment.
Cordialement
C’est une Fêlée envieuse qui vient de lire ce billet.
On a essayé de fitter notre horaire avec les dates pour Québec en automne… pas possible. (bon c’est sur le voyage de noce tombe pas mal pile avec les dates… pis ça se reporte mal ça hein ;) )
Je l’aime beaucoup Fred Pellerin. Nos voyages en auto se font pas mal toujours accompagnés de ses contes ou plus récemment du CD avec Nicolas. On se tanne pas !
Je me dis que peut-être on se rendra à St-Élie cet été… il reste des billets pour certains soirs.
@ La Fêlée : Je crois bien que ça vaut le petit voyage à St-Élie. Pour le plaisir de le voir dans une petite salle en plus, l’escapade en Mauricie serait un must. Tiens, profitez-en donc pour faire un pré-voyage de noce!
Reste-t-il des billets pour le spectacle 2008 à Saint-Élie de Caxton ? Pour les semaines du 10/08 et du 17/08, le jour importe peu. 2 billets seraient le plus beau cadeau !
Merci
@ Hélène : Désolée mais on ne vend pas de billets ici! Bonne chance dans tes démarches!
Ce fut avec un immense plaisir, et un rare émerveillement que j’ai pu écouter et voir « en vrai », Fred Pellerin, à Nyons, en Suisse, en mai dernier, pour l’Arracheuse de Temps. Je ne veux pas redire ce que d’autres ont déjà expliqué. Fred Pellerin est un homme rare, et son français mériterait bien d’être aussi à l’Académie Française, car il est plein de couleurs, de sonnailles, de tintinabulements de mots dont on ne se lasse pas.
Sur les conseils qu’il donne dans ses récits, j’ai donc traversé l’océan, cet été, et je suis allée à St Elie de Caxton pour y goûter à pied, en vélo, puis, sur le char qui fait visiter le village, toute la saveur de ce coin de Mauricie, où le Code de la Route rappelle que les Lutins sont prioritaires, ce dont les communes de notre bel hexagone pourraient s’inspirer.. MERCI FRED pour ces heures de fin bonheur, et préserve nous de ces fâcheux qui veulent asceptiser la langue française au nom du plus grand nombre.
Françoise, Alpes du Nord.