Le hockey suce. Je suis né partisan des Bruins de Boston, héritage génétique du paternel j’imagine. Ben voilà, j’ai jamais gagné de Coupe Stanley. J’ai gagné une médaille à Génies en Herbe en secondaire II, le trophée du meilleur frappeur au baseball Pee-Wee (une moyenne de .527, faut le faire quand même!), mais de Coupe Stanley, pas la queue d’une.

Le problème est que je suis Québécois. Au Québec, il est impossible d’être partisan des Bruins et aimer les Canadiens de Montréal. En fait, c’est tout le contraire. Je les hais. Ils m’ont procuré tellement de frustrations lorsque le hockey était ma blonde que j’en porte encore les stigmates. Aujourd’hui, je suis le hockey presque uniquement par les journaux ou les bulletins sportifs de fin de soirée. Sauf pendant les séries, où le désir de voir le CH perdre sous mes yeux est trop grand pour ne pas endurer Yvon Pedneault et ses analyses de merde (je vous jure, si j’entends encore l’expression « zone privilégiée » je mords mon divan).

J’ai donc écouté le match d’avant-hier que les trouduc ont gagné 6 à 5 en prolongation. Après le match, j’ai enfin réalisé combien tout était plus important que de s’énerver comme un idiot pour ce sport. Je vais me mettre au tricot, tiens. À chaque fois que l’envie de regarder un match deviendra irrésistible, je m’installerai avec mes baguettes et ma laine et je me confectionnerai un nouveau bas. À tous les deux matchs, j’aurai donc une nouvelle paire. Si les Canadiens se rendent en finale, j’aurai les pieds au chaud pour au moins les trois prochaines années.

Ben voilà, ce soir je n’ai pas regardé une seule minute du match et la Caroline a gagné. Caroline, t’aurais pas pu le faire avant-hier et m’épargner cette stupide remise en question? Pourquoi c’est si compliqué, comme le disait Laurence Jalbert?

Le hockey suce. Définitivement Lionel.