Une des raisons pour laquelle je n’aime pas écouter Christiane Charette en travaillant, c’est que je ne peux pas écouter Christiane Charette en travaillant puisque JE TRAVAILLE. Quand on laisse sonner le téléphone juste un p’tit coup de plus pour entendre une fin de phrase, quand notre oreille droite collée sur le récepteur jalouse l’oreille gauche parce que cette dernière capte quelques bribes de ce qui se discute à la radio, ça veut dire que c’est peut-être mieux d’écouter les chansons de Sophie

Ce matin j’ai malgré tout réussi à entendre certains échanges intéressants lors de cet éternel débat sur la pertinence et le bien fondé du blogueur non-journaliste qui tient salon sur le web. Cette fois-ci l’origine de la discussion vient du ras-le-bol de Patrick Baillargeon (chef de pupitre section musique au magazine Ici et blogueur à ses heures) qui dénonce l’incompétence du blogueur moyen : «À part quelques pages alimentées par de vrais spécialistes ou des journalistes qui ont fait leurs preuves, je n’ai aucune estime pour 90% des blogues sur lesquels je suis tombé au fil de mes pérégrinations sur le web». Et toc!

Hé non, nous de la blogosphère ne sommes pas tous de vaillants journalistes qui faisons moults recherches et enquêtes avant de déblatérer nos états d’âme à la face du monde. Notre propos n’est pas toujours pertinent et notre prose souvent inadéquate. À ce je répondrai simplement : Pis?

Je ne veux surtout pas défendre n’importe quel creton qui raconte les aventures de son noble nombril, mais malgré que j’ai encore quotidiennement besoin de ma dose de journal, la lecture des blogues fait maintenant aussi partie de mon univers «informatif». De ce que j’ai entendu, Nicolas Langelier et Patrick Lagacé ont fait valoir leur point de vue de blogueurs et semblent bien avoir défendu la «cause». À écouter en reprise lundi soir ou bien via le lien sur le site de l’émission.