Festival

Régime plutôt réduit pour ce jour 4 (déjà?), ça l’air qu’il faut aussi faire du lavage et arroser les plantes à l’occasion. Quantité réduite avec un seul spectacle, mais il fut à la hauteur de mes attentes. Hauteur c’est peu dire car monter en haute-ville à vélo avec pareille chaleur, fallait vraiment avoir le goût de voir Jérémie Kisling.

À peine quelques centaine de chanceux ont profité de sa seule prestation au Festival et c’est bien dommage. Malgré la tristesse d’avoir perdu la coupe du monde à peine quelques instants avant de monter sur scène et malgré le concert de klaxons que les partisants italiens faisaient résonner à tue-tête, Jérémie Kisling a réussi à gagner un à un les badauds qui erraient dans le coin en cette heure où l’on pense souvent plus à se trouver un endroit pour souper que d’assister à un concert.

Digne héritier d’un Thomas Fersen pour ses textes «animaliers» et d’Alain Souchon pour le côté naïf de ses textes, Kisling a vraiment tout pour être dans ma palette. Accompagné de 2 complices vêtus d’un beau gros rose nanane bien pétant, il chante «le ours», «la hirondelle», raconte les états d’âme d’un chien guide ou l’amour éperdu d’un ourson en peluche pour sa belle maîtresse, bref de la belle chansonnette qui fait sourire et fredonner. Bien contente d’avoir terminé ma première fin de semaine de festivaleuse avec lui.

On commence la semaine encore avec un autre dilemme : Feist & Broken Social Scene à Place d’Youville ou bien le gros party électro-power de Champion et sa gang au Pigeonnier??? Sortez vos chapelets pour que les orages annoncés ne soient que des rumeurs…