Avec le Carré d’Youville-Place Métro, la sainte trinité des scènes extérieures est maintenant complète! Malgré le confort plus que minimaliste des marches du Palais Montcalm qui servent de gradins, c’est toujours agréable d’assister aux concerts présentés à cet endroit. On pourrait dire que c’est la scène « O.N.U. » du Festival ;-) car c’est là qu’on y retrouve la plus grande variété d’artistes internationaux.

L’Argentine était au menu hier après-midi avec Juana Molina. Ne connaissant pas du tout la madame en question, c’est suite au conseil de Burp que je m’y suis pointée. Sûrement que sa réputation l’avait précédée, car malgré l’heure ingrate pour sa seule prestation à Québec, j’ai reconnu certains connaisseurs de musiques dans l’assistance : quelques disquaires de chez Sillons (LA place à Québec), ainsi qu’Alain Brunet (chroniqueur musical à La Presse). Ça promettait.

Une frêle jeune femme à la queue de cheval, vêtue d’une robe toute simple s’est présentée seule sur scène. Sa guitare, un clavier, et une machine pleines de pitons dont j’ignore le nom mais qui lui permettait de jouer avec certains effets, firent office d’accompagnateurs. On a eu droit à un mélange de folk électronique espagnol très « relax ». J’avais parfois l’impression que certaines pièces se ressemblaient un peu, mais le charme a quand même opéré. S’exprimant dans un excellent français, Juana Molina semblait ravie de la réception que lui a fait le public. Personnellement j’ai rarement vu Place Métro si clairsemé, mais la principale intéressée était comblée. De nombreux « Merci! » et de « Je ne m’attendais vraiment pas à ça! », ont ponctués le spectacle et elle a insisté pour photographier la foule après son tour de chant.

Belle découverte!