J’aime bien l’émission du retour de Gilles Parent à CHOI-FM. Le gars est divertissant, vif d’esprit et pas con. Sauf que depuis cette fameuse entrevue de vendredi dernier avec Gilles Duceppe, Parent et sa gang de suiveux (et surtout Hugo, celui-qui-voudrait-être-Gilles-Parent-à-la-place-de-Gilles-Parent) se pètent les bretelles en criant haut et fort qu’ils ont joué un rôle significatif dans l’émergence des Conservateurs à Québec lors du scrutin de lundi. Duceppe a affronté un Gilles Parent sur le bord de l’hystérie et qui a perdu le Nord après 30 secondes. Parent s’est acharné pendant plus de la moitié de l’entrevue sur la fermeture forcée possible de CHOI suite aux âneries de Jeff Fillion et sur l’ineptie du Bloc dans le dossier. La question se devait d’être posée, mais l’animateur n’a pas lâché le morceau au point où ç’en est devenu pathétique. Vraiment surprenant de la part d’un gars de métier reconnu pour être un "gentil" avec ses invités. Les minutes qui ont suivi l’entrevue étaient encore plus pathétiques : une orgie d’auto-congratulations et de "tu l’as vraiment peinturé dans le coin". Parent jubilais. Bref, encore une fois, à défaut d’avoir livré de la substance, CHOI avait frappé fort dans la forme. Si cette entrevue et le fait que les deux animateurs vedettes de la station (Parent et Denis Gravel) aient affirmé leur allégeance conservatrice au cours des dernières semaines ont réellement influencé le vote, il y a de quoi se poser de sérieuses questions sur la capacité de discernement de certaines personnes. En plus, cela donne à CHOI un pouvoir qu’elle ne mérite pas et ne devrait pas exploiter. Ce n’est pas son mandat.