
J’ai déjà écrit ici ma dévotion pour Robert Lepage. Je suis incapable de comprendre quel type de cerveau loge dans sa tête et je m’incline devant un tel génie. Le respect que j’ai pour lui date de plus de 25 ans et j’ai l’immense chance d’avoir assisté à près d’une dizaine de projets qu’il a créé et/ou supervisé, de Vinci en passant par Les aiguilles et l’opium, de La Trilogie des Dragons jusqu’à La face cachée de la lune et maintenant Le Dragon Bleu.
L’avantage d’avoir une boss branchée sur la culture, c’est qu’elle t’oblige presque à prendre quelques heures off en plein après-midi de semaine, pour assister à la représentation scolaire d’une pièce de Robert Lepage qui affiche complet depuis des semaines. Shame on me qui avait négligé d’acheter mes billets à temps, cette opportunité m’a évité de manquer cette plus récente création de Lepage que j’ai de beaucoup préférée au Projet Andersen.
L’histoire du Dragon Bleu réunit 3 personnages, Pierre Lamontagne (croisé dans La Trilogie des Dragons) un québécois exilé en Chine, une jeune artiste chinoise (sa maîtresse), ainsi qu’une vieille copine du Québec en plein processus d’adoption qui vient le visiter. Les relations entre lui et elles, celles qui se tissent entre les deux femmes, les mœurs chinoises, leur carrière, leurs choix, la vie.
L’univers de Robert Lepage tient pour beaucoup dans les atmosphères qu’il réussit à créer. Les effets visuels servent autant, sinon plus, le propos que le texte. Certains lui reprochent la technique qui l’emporte sur le contenu, sauf que la poésie qui se dégage de certaines scènes émeut parfois encore plus que les dialogues de ses personnages. Difficile de décrire les frissons que peut nous transmettre une scène de danse traditionnelle chinoise alors que les mouvements de bras de la danseuse tracent des arabesques lumineuses sur un écran derrière elle, ou alors une simple balade à vélo, lorsque celui-ci croise en parallèle un train miniature qui va dans la direction opposée, ou même une banale averse de neige sur Shanghaï qu’on confond presque avec un ciel étoilé. Ça, c’est sans parler de tous ces autres moments de surprises qui suscitent le sourire ou le haussement de sourcis, comme ce décor amovible qui passe allègrement de l’aéroport, au loft, ou à la gare.
Presque 2 heures, sans entracte. Deux heures de Oh! et de Ah! qui te font sortir du théâtre avec une boule au ventre et un sourire aux lèvres. Montréalais, ça s’en vient chez-vous en avril et mai au Théâtre du Nouveau Monde. Garochez-vous bande de chanceux!
Tout comme toi, je suis absolument fascinée par le génie de Lepage depuis ses débuts. J’ai vu la plupart de ses shows. J’ai aussi des billets pour Le Dragon bleu en avril et je suis impatiente de voir ça, surtout après avoir lu tes commentaires.
p.s.aucun rapport avec ce qui précède, mais n’oublie pas de regarder Rick Astley à TLMP dimanche, là.:-P
Tu es chanceuse d’y aller en mai, je reverrai cette pièce n’importe quand. J’espère que tu en parleras sur ton blogue, j’ai hâte de voir ce que tu en auras pensé.
Le beau Rick? C’est sûr que j’enregistre TLMEP dimanche car pendant ce temps-là je chanterai Closer Together avec The Box devant Star Académie. ;-)
J’ai déjà mes billets pour les représentations de Montréal… et j’ai très hâte!
Merci! Je savais pas que le TNM affichait de nouvelles supplémentaires. J’ai mon téléphone à la main!
Je viens de téléphoner au TNM : rien, plus un seul billet de disponible. La dame m’a parlé d’une possible et ultime supplémentaire le 30 mai à 15h. À surveiller.
J’étais à la fois surpris et émerveillé de voir Lepage dans le dernier épisode des Invincibles. J’espère que vous n’avez pas manqué ça!
La complicité entre Robert Lepage et Marie Michaud, moi ça m’a tout simplement jeté par terre.
Félicitations à Lucie pour sa prévoyance et bonne chance aux retardataires, qui comme nous, ont sous-estimé l’achalandage à la billetterie!
@ Frédérick : Encore plus que le passage de Robert Lepage, c’est celui de Mme Bourette qui m’a le plus surpris et émerveillé! ;-)
@ Sophie : Parfaitement d’accord! Ils sont amis depuis longtemps et ont écrit le texte ensemble, ça parait.
Bonjour,
Je viens de téléphoner à la billetterie du TNM pour échanger mes 2 billets d’abonnée car je ne pourrai aller à la représentation du 30 avril, mais plus aucun date de disponible pour changer. Alors mes billets sont à vendre, section parterre, rangée K, très bien placés, 80$ pour les 2 billets, le prix que j’ai payé. Si vous êtes intéressé(e), contactez-moi.
ps : mon courriel : ana_wag@yahoo.fr
Bonjour,
Mes billets ont été échangés.
Merci
Le Québec est bénit d`avoir un tel artiste de génie.J`ai fais un rêve il y a quelques temps concernant un projet auquel Robert Lepage était le concepteur.Depuis,je suis obsédé par le projet.
Le spectacle mettrait en vedette Hubert Proulx dans le rôle titre.Il s`agit d`un projet théatre ou cinema.La vie de Sid Barrett,auteur compositeur et interprète et co fondateur du groupe Pink Floyd.
Les scènes,sur fonds psychédéliques,Londre des
années 60;le Roundhouse,le speakeasy,Saville
theatre,and of course the Abbey road studios.Une
incursion dans le monde de la création musicale et visuelle sur fond de LSD.Hubert Proulx serait le type physique idéal pour un tel rôle et je crois que c`est dans ses cordes.Il s`agit juste d`essayer de les joindre afin de proposer le projet à ces deux artistes.J`ignore comment les joindre.
Merci.