Attention : montée de lait hebdomadaire droit devant.

Je formulais un commentaire sur le blog de Michael il y a quelques minutes à propos d’une entrevue de Marc Cassivi avec Jean Leclerc (a.k.a. Leloup) et j’ai lu dans son billet une affirmation (de Leclerc) qui m’a à peine surpris.

« À force d’être gentil, on peut devenir lent! »

Signe des temps. Un des rares privilèges d’avoir l’âge que j’ai, c’est de voir se succéder les modes au gré des générations. Or depuis quelques années, si t’es insolent, baveux et/ou politiquement incorrect, tu figures avantageusement dans ton groupe, tu es le summum du cool. Tu veux te faire une place? Simple. Gueule quand les autres parlent, pète pour faire rire les jackass et écrase les gentils. Car la gentillesse, c’est pas cool pantoute. Si t’es gentil, t’es un fif, un loser. Un lent, tiens.

Ce que Leclerc dit (il s’est rétracté quelque peu depuis), c’est que si t’es un musicien qui aime un autre musicien, tu mens. Si tu décides de ne pas cracher sur un collègue car tu sais combien ce métier est difficile et que ça prend tout pour y arriver, tu es un faible, un lécheur de raie.

Sapré Jean. J’aime bien ton dernier album, mais quand t’as pas de guitare pour t’accompagner, tu parles comme tu rotes.