Eh oui, c’est reparti! Pauline Marois et Gilles Duceppe ont succombé à l’appel des péquistes en mal de chef, et annoncent finalement qu’ils seront candidats à la succession d’André Boisclair. À la base j’ai beaucoup d’admiration pour ces deux politiciens, mais que je les trouve courageux (ou inconscients?) de s’embarquer dans cette galère!

Plus que jamais, Gilles Duceppe est respecté dans son rôle de leader de l’opposition à Ottawa. Le Bloc n’a jamais eu autant de pouvoir que depuis l’arrivée d’un gouvernement conservateur minoritaire sur la colline.

Pauline Marois, tant qu’à elle, semble avoir rajeunie depuis la précédente course où on lui a préféré André Boisclair. Elle jouit d’un capital de sympathie important, on la sollicite de toutes parts, on veut bénéficier de son expertise.

Pourquoi se jeter ainsi en pâture, quand on connaît le sort qu’on a réservé aux derniers chefs de ce parti? Ça prend une bonne dose de motivation et une vocation grosse comme un pays.

Déjà un sondage publié ce matin, sondage fait avant les annonces de ces mises en candidature, accorde la faveur populaire à Pauline Marois. Le P.Q. aurait même gagné les dernières élections si elle avait été à sa tête semble-t-il! On n’a vraiment pas fini d’en entendre parler de ce changement de garde… Vous pouviez pas nous laisser respirer un peu? On était tellement content qu’Harper mette de côté ses plans d’élections printanières, et voilà qu’avec cette course on va encore nous parler politique jusqu’à l’automne! Ouch…