Privée de journal du matin (je l’ai déjà expliqué ici, pas de camelot pour La Presse dans notre lointain Beauport), c’est mon écran qui accompagne mon café du samedi. Je viens de terminer un article de Télérama qui me sidère, même si je sais très bien que c’est comme ça que ça marche dans le merveilleux monde du cinéma.

L’article en question traite du rôle quasi accessoire des scénaristes dans le processus qui entoure un film. Je suis d’accord qu’on peut être conquis par un réalisateur de renom, charmé par une actrice exceptionnelle, mais d’abord et avant tout il faut que l’histoire racontée soit intéressante et ça c’est la job du (de la!) scénariste. Même si ça semble une évidence qu’une bonne histoire fait le succès d’un film, le travail du scénariste reste dans l’ombre plus souvent qu’autrement et ce dernier n’empoche pas grand chose des millions investis.

…Le métier de producteur est sous-estimé, celui de réalisateur surévalué, et celui de scénariste, seul praticien du cinéma à ne pas disposer d’une carte professionnelle, carrément déconsidéré. En France, le budget dévolu à l’écriture d’un film en dit long sur ce manque de reconnaissance … le coût du scénario … ne représenterait plus aujourd’hui qu’à peine 2 % du budget total des films (contre 10 % au début des années 60 et 8 % actuellement aux Etats-Unis)…

2 %! La responsabilité d’écrire une histoire qui se tient avec des rebondissements, des personnages crédibles, une intrigue intelligente, une touche d’humour, une conclusion satisfaisante et tout le tralala, ça vaut 2 % du budget en France et 8 % aux États-Unis! Et ici? Sûrement pas beaucoup plus… Ce n’est qu’un survol, mais l’article rend bien compte de cette réalité complètement absurde. Mes hommages à 2 scénaristes blogueuses qui persistent malgré tout.