Noir ou blanc? Gauche ou droite? Suis-je la seule à penser que ça se peut qu’il y ait du bon des 2 côtés? Depuis la sortie du manifeste Pour un Québec lucide et maintenant Pour un Québec solidaire, chacun tire la couverte de son bord. Mon manifeste est plus fort que le tien!

Quand le « lucide » est sorti, j’ai trouvé que certaines idées étaient loin d’être bêtes. Hum, on a tous un jour ou l’autre pesté contre les fonctionnaires et leur sacro-sainte sécurité d’emploi, et c’est vrai que parfois la présence du privé peut avoir du bon. Il faut s’ouvrir les yeux face à la dette, réaliser la pertinence d’apprendre d’autres langues, réagir face à la concurrence outre-mer qui frappe à nos portes (les centres d’appels en Asie ça fait un bout que j’en entends parler – ancienne job oblige!), bref des idées qui font réfléchir. Autre facteur d’intérêt, dans la liste des signataires on retrouve certaines personnes qui ont de quoi à dire et que j’estime comme Joseph Facal qu’on entend régulièrement à la radio ou Pierre Fortin, économiste prof à l’UQAM qu’on peut lire dans L’Actualité.

Voilà maintenant la réplique au lucide, le « solidaire »! Encore là avec des individus dont j’aime bien les idées et que j’admire, comme Françoise David (Option Citoyenne) ou Laure Waridel (Équiterre). On y parle de soutenir les entreprises qui ont une conscience écologiste et sociale, de développement des régions, d’enjeux environnementaux. Bravo! On y retrouve plusieurs de mes préoccupations quotidiennes, je ne peux donc qu’être d’accord avec l’esprit de leur document.

C’est là où j’en suis. Dois-je trancher? Pleine de préjugés comme je suis ;-) je ne veux rien savoir des connotations négatives qui vont avec l’étiquette « de droite », mais je ne peux rejetter leurs idées en bloc. Qui a dit qu’il faut choisir son camp? Est-ce parce que je n’ai pas de colonne? Ne pourrait-on pas piger dans les bonnes idées qui viennent de part et d’autres pour améliorer notre sort? Suis-je la seule à me sentir ainsi?