Festival d'été de Québec 2007

Soirée tranquille en perspective. Premier souper à la maison en une semaine, combiné avec la grosse journée, la chaleur accablante et la bouteille de rosé, il ne m’en manquait pas beaucoup pour déclarer forfait ce soir. L’âme festivalière l’a toutefois remporté sur le reste, et je me suis dirigé vers l’Impérial en me disant qu’au pire je ne resterais pas longtemps…

Trop tard pour Jamait, Mareva semblait commencer son tour de chant à mon arrivée. À peine un peu plus d’une centaine de personnes clairsemées dans la salle faisait office de public pour l’ex-Miss Tahiti et Miss France (ah! ah! je sens qu’il y en a certains qui regrettent de ne pas s’être pointés!). Jolie, grande et mince fille, pieds nus, vêtue à la sixties avec une robe scintillante à mi-cuisses digne de l’époque de Jeunesse d’aujourd’hui. Elle reprend des classiques du genre : Bang Bang, Et moi et moi et moi, Les cornichons. Filet de voix, mais qui se tient quand même bien. Elle m’a fait passer un bon moment, mais ne révolutionne absolument rien musicalement.

En fait c’est plutôt par curiosité que je me suis rendue à l’Impérial ce soir, pour voir de quoi avait l’air The Sunshiners, un groupe reggae de Vanuatu (entre 14 000 et 16 000 km de Québec!) qui reprennent des standards pop-rock des années 80. J’assume mon âge, oui j’ai vécu ces années où régnaient le spray net, le satin et le fluo. J’ai fini ma passe où j’écoutais régulièrement les greatest hits de Duran Duran et de Wham (ben oui, Wham…) mais j’haïs pas replonger de temps en temps dans cette musique-là juste pour le sourire que ça fait naître sur mes lèvres. Eh bien pendant la performance des Sunshiners, le sourire est resté là tout le long!

Premier impair de la programmation : erreur de salle, de jour et d’heure. Moins de cent personnes (plutôt entre 60 et 80) étaient toujours dans la salle quand les onze (!!!) membres du groupe se sont pointés sur scène. Après la première pièce, She drives me crazy des Fine Young Cannibals, les gens applaudissaient à tout rompre et criaient leur admiration. Le public avait à peine grossi quand j’ai quitté la salle une heure plus tard, cependant une bonne partie de la salle avait tassé les tables et les chaises et dansait allégrement au pied de la scène.

On s’entend qu’on a pas affaire au même type de show qu’avec Patrick Watson la veille. On n’est pas non plus en face d’une démarche artistique songée qui redéfinit l’univers musical nord-américain. Mais quand onze musiciens (chanteurs, cuivres, percussions, guitares) se mettent à entonner des hits de ton adolescence avec une énergie contagieuse, tu ne peux pas faire autrement que de taper du pied et chanter à tue-tête les Modern Love (David Bowie) et autres Don’t dream it’s over (Crowded House). Mais là où ils m’ont achevée, c’est quand ils ont commencé In Between Days de The Cure! Tout ça à la sauce reggae alors que je suis TOUT sauf une fan de reggae!

J’ai quitté avant la fin pour cause de « vie » tout simplement (vie = travail, travail = cadran, cadran = de bonne heure). Mais je n’ai pu m’empêcher de les encourager en sortant de la salle, j’ai acheté leur album pour un maigre 12,00$. Prépare-toi Burp, t’as pas fini de m’entendre chanter! :-)