
Caribou
Swim
On va pardonner à l’Ontarien Dan Snaith sa crampe de cerveau lorsqu’il a décidé de s’appeler Caribou, qui faisait suite au pas-ben-ben-meilleur sobriquet Manitoba. On lui pardonne parce qu’il fait de la très jolie musique. Andorra, sorti en 2007, est une merveille de pop ensoleillée qui, je me souviens, avait fait vibrer la Mazda lors d’une escapade aux States, vitres toutes grandes ouvertes. Avec Swim, Snaith a décidé de faire brasser les fesses au lieu des chars avec 10 chansons destinées aux planchers de danse. Précision : on est loin des Chemical Brothers ici. Pensez plutôt à des beats plus subtils à la Pantha du Prince ou Booka Shade. J’ai l’impression que je vais faire le tour de cet album plus rapidement que les précédents, mais ça reste du Caribou (lire : une coche au-dessus de la moyenne).
Les autres nouveautés de la semaine :
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Plants and Animals La La Land On avait tous aimé Parc Avenue il y a deux ans, l’album autant que le spectacle. Le trio montréalais semble la jouer un peu plus seventies sur son second album, et c’est loin d’être déplaisant. Il vous reste encore quelques heures pour entendre le nouvel album avant les concerts de demain au petit Champlain (Québec) et jeudi à La Tulipe (Montréal). |
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The Radio Dept. Clinging To a Scheme Non, The Radio Dept. n’est pas britiche, mais suédois. On sent pourtant les influences britpop-shoegaze à l’écoute de CtaS, tout comme sur le très bon Lesser Matters de 2003 (je n’ai pas entendu Pet Grief, sorti en 2006). Léger et non-transcendant, mais fort agréable. |
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The Depreciation Guild Spirit Youth Je ne vous gosse pas trop avec le shoegaze? Tant mieux car les Newyorkais de Depreciation Guild collent davantage au genre popularisé par Ride et My Bloody Valentine. Encore ici, faudra repasser pour l’originalité mais pour faire le ménage un samedi matin, ça clenche George Thorogood et Loverboy à la radio rock classique. |
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The Apples in Stereo Travellers in Space and Time Septième album en 15 ans pour ces « vieux » de l’indé américain. J’aimerais bien rencontrer un fan du groupe pour qu’il puisse m’expliquer ce qu’il trouve d’extraordinaire dans cette musique… ordinaire. Je sais je sais… j’suis pas mieux car j’ai Love is a Battlefield de la grande (sic) Pat Benatar dans mon iPod. |
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Le Husky La fuite Je ne connais absolument rien de ce quintet montréalais mais les extraits révèlent une pop aérienne pas conne du tout. Devrais-je acheter? Ah et puis merde… Comme j’ai mis une croix sur le iPad faut bien se rabattre sur quelque chose. Enwoueille par ici, Husky. |
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Aqualung Magnetic North Proggeux, rendormez-vous. Il ne s’agit pas de la 77e réédition du classique de Jethro Tull mais bien du nom que s’est donné Matthew Hales, artiste pop britannique. J’entend parler de cet album en débile depuis deux semaines alors j’en parle à mon tour pour ne pas avoir l’air cave. Ça me semble toutefois un peu trop propre à mon goût. |
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Horse Feathers Thistled Spring Autre groupe que je ne connais pas mais l’album est sorti sur le label Kill Rock Stars, alors ça mérite attention. On tombe carrément dans l’introspection ici avec des notes de folk, country et americana pour colorer les douces atmosphères. Pas désagréable du tout mais je ne crois pas avoir déjà acheté un album qualifié à la fois de « country » et « americana ». |
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James The Night Before Eh oui, c’est bien le légendaire James de Manchester qu’il s’agit. Disons que le groupe a surtout fait son fric de l’autre côté de l’Atlantique mais sachez, incultes chéris, que les Stone Roses, Happy Mondays, Nirvana et Radiohead ont déjà fait leur première partie. Faque un peu de respect, ok? |








J’ai le premier album du Husky. Je peux le prêter contre un toucher de iPad :) Sérieusement, j’adore ce cynique romantique. David Bowie et Mourir comme un chien sont mes titres préférés. À écouter dans le plafond par un beau soir d’été.
Plants and Animals au Petit Champlain
Quand un groupe commence son spectacle avec la pièce qui était le moment fort de sa tournée précédente, qu’est-ce qu’il lui reste à faire ? Absolument tout pulvériser sur son passage et c’est ce qu’ils ont fait hier soir !!! Ce nouvel album est fait pour être joué live et les nouvelles compos qui commencent à peine à prendre leur plein potentiel sur scène nous jettent déjà par terre ! Et que dire des désormais classiques de « Parc Avenue »; absolument réinventés ! Pour avoir assisté à tous les passages de P+A à Québec je peux témoigner qu’ils ne refont jamais le même spectacle et ce fut encore une fois toute une primeur hier soir en plus d’une grande soirée de musique !!!