Vous connaissez mon affection pour Porcupine Tree, ce groupe anglais encore malheureusement méconnu parce que trop de critiques l’ont encarcané (à tort) dans le moule progressif, ce qui a généralement tendance à effrayer la masse.

Bref, le groupe était invité par le Festival d’été de Québec hier soir. Quelques têtes blanches de la vieille garde du « prog », qui écoutent encore aujourd’hui Gentle Giant et le vieux Yes dans leur auto, étaient bien sûr au rendez-vous mais j’ai pu remarquer plusieurs jeunes adeptes de cette musique que l’on pourrait qualifier de rock-pop-progressif-psychédélique. Intelligemment, pour ne pas effrayer les néophytes, le groupe a mis de côté ses morceaux plus aventureux et a concocté pour ce show un amalgame des pièces les plus rock de son répertoire, dont plusieurs étaient tirées de leur plus récent album, « Deadwing ». On sait que Porcupine Tree est un groupe techniquement irréprochable en studio mais les pièces tiennent aussi très bien la route en spectacle, notamment grâce au doigté à la guitare de son leader, Steven Wilson. J’ai cependant remarqué que le claviériste Richard Barbieri (ancien du groupe Japan, pour les mordus parmi vous) a de la difficulté à prendre sa place dans ce son plus rock où les guitares dominent largement. Dommage.

Pour le reste, ce fut un show irréprochable, de haute voltige. On a même eu droit à un système d’éclairage plus élaboré qu’à l’habitude pour un spectacle du FEQ ainsi qu’à un écran de fond de scène sur lequel était projeté quelques séquences d’un film inspiré du dernier album. En terminant, Wilson mentionne à la foule qu’ils seront de retour en septembre. Ce sera une bonne occasion d’entendre un échantillonnage plus riche du répertoire de cet excellent groupe.