Après 17 heures d’avions, d’aéroports, de fouilles et d’attente, nous sommes rentrés à Québec hier soir complètement claqués mais heureux de nos vacances sur la merveilleuse Costiera Amalfitana. On vous en reparlera sûrement en détail dans les prochains jours, le temps de faire le tri des quelque 1100 photos prises en cours d’expérience.
Décalage oblige, j’avais les yeux grand ouvert à 6h15 ce matin. Poche. Je n’ose imaginer de quoi on aura l’air ce soir au Capitole avec Moby sur la scène. Moby, mon vieux, surtout ne nous en veut pas si on cogne des clous à partir de la sept ou huitième toune.
Si vous nous trouvez maso de nous taper un show moins de 24 heures après notre retour, sachez que nous avons fait pire il y a quelques années alors qu’au lendemain de notre retour de vacances dans les Alpes françaises, nous nous étions retrouvés au TNM à se farcir un beau 4 heures d’Hamlet avec Charles Berling. Pas drôle, j’écris ça et j’ai la tête qui tourne…
De plus, la nouvelle de la mort de Nelly Arcan n’a pas aidé à me remettre sur pied ce matin. Cette fille dégageait un magnétisme dérangeant, pas seulement pour son look, mais aussi pour ses propos hors sentiers. En plus de son oeuvre (quatre livres, que je n’ai pas lus), sa personnalité, son âge et les circonstances entourant sa mort (on parle de suicide à l’heure actuelle, quoique non confirmé) contribueront probablement à imprégner le nom de Nelly Arcan dans notre mémoire culturelle collective.
Décidément brutal, ce premier réveil québécois depuis trois semaines.
Bon retour à vous deux!
Tu aurais dû me dire que Moby était à Québec! Je suis complètement passé à côté de cette annonce!Tu sais s’il reste des billets? Si l’un de vous deux se sent incapable d’y aller, because the fatigue</i)… pensez à moi:-)
La mort de Nelly Arcan, moi aussi je crois au suicide. C’est ce que j’ai pensé ce matin en entendant le titre du roman qu’elle venait de terminer: Paradis clef en main.
Je ne connaissais pas personnellement Nelly Arcan.
Pour être honnête, je n’apprécie ni ses livres ni le type de médiatisation d’elle-même qu’elle pratiquait, mais je reconnais son talent. Sa mort par suicide me peine.
Même si j’ai beaucoup lu sur le sujet, je ne comprends toujours pas le suicide. Je ne peux concevoir qu’on en arrive là. Quand j’apprends le suicide de quelqu’un, personnalité publique ou non, je pense au mot gâchis, un gros gâchis…
Sur une note plus joyeuse, bon retour au Québec.
Bon retour au pays à vous deux!
Je ne parlerais pas de gâchis, lorsque quelqu’un se suicide. Pour ma part, je n’irais pas jusqu’à dire que je ne comprends pas ce geste, je mentirais… mais mes explications ne sont sûrement pas celles de ceux qui posent le geste. Toutefois une chose est sûre, je ne me sens pas le droit de juger ce geste d’aucune façon… tout ceux qui partent de cette façon à leur manière ils auront laisser des traces sur cette terre, surtout auprès de ceux qu’ils auront côtoyer.
Une vie se terminant ainsi peu être incomprise, mais ce n’est pas un gâchis. Nelly Arcan n’est pas partie sans laisser de trace… elle aura inspirer certains et elle en aura émue d’autres. Il y a malheureusement une fin à toute chose et nous n’avons pas le contrôle de tout cela.
Forcer quelqu’un à vivre n’est pas non plus selon moi un geste digne de compassion. C’est du pur égoïsme selon moi. Si nous étions vraiment à l’écoute il n’y aurait pas tant de gens sous médications de peur qu’ils ne s’enlèvent la vie.
Mais bon c’est ma vision… différente de la majorité je sais. Je crois que je vais en écrire un billet sur Vie à deux. Merci Hortensia pour ton commentaire qui m’a inspiré!
@Nicole
Le mot «gâchis» était ici utilisé comme une image de l’incompréhension que je ressens devant le suicide.
Jamais je ne me permettrais de juger les personnes qui se suicident.