Six Feet Under , no 4

La géniale pièce « Lucky » de Radiohead, tirée du second volume de la trame sonore de Six Feet Under, retentit dans mes oreilles au moment où je réfléchis sur la quatrième saison de la série dont nous venons de terminer le visionnement. Morceau judicieusement choisi car on rit de moins en moins au fur et à mesure qu’évolue la série. Bien sûr, on n’a jamais eu affaire à une comédie mais faudra se retaper les deux premières saisons pour revivre les moments plus légers qui nous faisaient décrocher avec bonheur des moments plus « heavy ».

Dans cette quatrième année, les personnages composent avec leur malheur et leurs démons intérieurs, les obstacles se dressent à chaque tournant mais ne sont jamais complètement éliminés, jusqu’à ce que tout converge vers l’apothéose des 30 dernières minutes. Mon Dieu, quelle chute! On en sort à la fois secoué et injecté d’un rush d’adrénaline qui nous incite à se procurer la cinquième saison immédiatement. Mais calmons-nous.

Deux trucs m’ont cependant un peu énervé dans cette quatrième année :

  1. Alors que les auteurs ont misé sur le réalisme des situations et l’authenticité des émotions et des sentiments depuis le début, on nous sert quelques effets-chocs qui relèvent davantage de 24 que de Six Feet Under pour rehausser l’intensité dramatique. J’avoue que ça a fonctionné, mais ça ma agacé un peu de voir que la série a bifurqué un peu de sa ligne directrice.
  2. Je comprend que l’homosexualité est l’un des thèmes centraux (et forts) de la série, mais on appuie parfois très fort sur le crayon au point d’en devenir ridicule. Presque à chaque fois que David (l’homosexuel de la famille) rencontre un homme par hasard, la scène de cul entre les deux n’est pas très loin devant. Les personnages hétéros, quant à eux, ont pour la plupart déjà vécu un trip homosexuel. Dieu que ma vie est drabe! Il me semble qu’on était un peu plus subtil de ce côté lors des trois premières saisons.

(Avertissement : tout commentaire faisant référence à des propos homophobes de ma part sont les bienvenus, mais complètement inutiles. Sachez faire la part des choses, voulez-vous?)

Malgré tout, SFU reste très fort et se savoure sans peine. Mais après avoir ingurgité 25 épisodes sur six jours au cours des trois dernières semaines, un break s’impose. De toute façon, la cinquième saison n’est pas encore sortie en DVD…

NOT!!