Bon le lien a plus ou moins de rapport, mais la lecture du billet de Pierre Cayouette qui souligne L’hégémonie d’Amazon au détriment des librairies conventionnelles, m’a rappelée une statistique alarmante entendue récemment de la bouche d’un éditeur et que j’avais hâte de « ploguer » ici.
90% des livres publiés au Québec vendent moins de 100 exemplaires.
Je ne suis pas celle qui fait le plus augmenter ces chiffres en fréquentant plutôt la bibliothèque, mais il y a un malaise à quelque part avec notre littérature… Trop de livres? Justement ce même M. Cayouette posait (et répondait) à la question il y a à peine un mois. Belle réflexion.
« 90% des livres publiés au Québec vendent moins de 100 exemplaires. » À moins d’avoir une source sérieuse, cette statistique est à oublier au plus vite.
Je préférerais citer la récente Étude sur la mise en marché des nouveautés par le système de l’office au Québec, de Michel A. Lasalle et Renée Gélinas (2007), réalisée pour la Table de concertation interprofessionnelle du milieu du livre. (ouf..)
Nombre moyen d’exemplaire vendu par titre québécois : 1189
Peut-être seras-tu plus intéressée par deux secteurs.
Oeuvres d’imagination (romans) : 883
Sciences humaines : 872
On parle bien ici des livres mis à l’office, c’est à dire distribués dans les librairies.
Trop de livres ? Je préfère répondre : pas assez de lecteurs. La part de promotion de la lecture et du livre est aujourd’hui bien trop faible, ainsi que la place que l’on donne au livre dans notre système d’éducation.
Et les bibliothèques jouent au contraire un rôle essentiel.
Ma source était sérieuse mais je ne veux pas la mettre dans l’eau chaude ici… Je te répondrai bientôt par courriel!
Le temps que je passe à lire des documents en ligne, que ce soit blogue, divertissement ou dossiers d’information, c’est du temps que je passais auparavant avec un livre entre les mains. Maintenant quand j’achète un livre, je m’assure que je veux prendre le temps de le lire donc qu’il mérite que je délaisse autre chose pour lui, qu’il va me valoir un moment agréable, un sourire littéraire. J’achète moins je dirais, mais j’achète mieux pour mes besoins.
Je ne pense que trop de livres soient le problème, mais plutôt une conjoncture d’éléments. Chacun est un cas particulier. Si je me prends en exemple, je suis une acheteuse compulsive de livres! Mais, j’achète très souventle format poche parce que payer plus de 20-25$ pour un livre quand on en achète une centaine par année, c’est un trop grand investissement. Quelques maisons d’éditions québécoises sont abordables, d’autres beaucoup moins… Autre chose, je trouve que la littérature québécoise n’est mise en valeur que depuis quelques années dans nos librairies. Elle a maintenant sa place en avant-plan lorsqu’on entre, mais ce ne fût pas troujours le cas. Il reste du chemin à faire pour la promotion. Il faut aussi convaincre qu’il y a du bon ici comme ailleurs. Je suis la première à fusiller! Sans La Recrue je ne lisais qu’un livre québécois ou deux par année. Je n’ai même pas lu Michel Tremblay, c’est ridicule, je le sais! Ça c’est moi, mais reste que le dicton « Nul n’est prophète dans son pays » a encore son effet et que tant que la place de la lecture ne sera pas rétablie dans les différentes tranches d’âge, qu’elle vienne d’ailleurs ou d’ici, elle manquera toujours de lecteurs! Alors, pourquoi ne pas offrir des livres à tout le monde pour Noêl au lieu de bébelles inutiles et de jeux vidéo?! Moi je le fais, même si on me trouve ben « plate »! ;)
@ Fêlée : Ah le temps! J’ai de la difficulté moi aussi à faire une bonne gestion de mes lectures. Malgré tout, le livre procure un plaisir unique et il en existera toujours un que je n’ai pas encore lu et qui vaut la peine que je délaisse le reste pour prendre le temps de le lire.
@ Jules : Tu es dans une catégorie à part, tes seuls achats réussissent à faire monter la moyenne nationale! ;-) Contrairement à toi, j’achète rarement même si j’adore l’objet car ma consommation de livres et mon budget sont incompatibles. En tout cas je ne trouverai jamais « plate » quelqu’un qui me donne un livre en cadeau, au contraire!