Tiens, allons-y donc avec une petite tranche de vie afin d’insuffler un peu de human interest dans ce blogue…

Hier j’ai sorti mon vélo pour la première fois en 2006. Grand moment d’émotion, moi qui vis une profonde relation amoureuse avec mon beau bicycle jaune-orange et mauve made in Saguenay. Après une séance de plusieurs minutes… beaucoup de minutes… encore plus longtemps que vous ne pourriez l’imaginer, j’ai finalement réussi à trouver le fameux truc pour gonfler mes pneus. Pas bête du tout, la fille a fait ça dans la maison pour ne pas avoir de public (wise girl!). Beaucoup moins humiliant d’être lue que d’avoir un Clermont, un Tommy ou un Bruce (i.e. voisins retraités qui ont juste ça à faire) qui te zieute avec ce regard de voisin qui sait comment faire LUI. Bref une fois mes pneus dignement gonflés et un brin émue par cette parfaite combinaison de printemps et de soleil, je suis enfin partie.

Cette année j’assume parfaitement ma délinquance avec les 2 écouteurs hypocritement vissés aux oreilles. Fini l’époque où seule mon oreille droite pouvait se targuer de pédaler au rythme de mon IPod, maintenant mes deux oreilles pédalent enfin à l’unisson! Non, le son n’est pas si fort que ça. Je me donne le privilège d’entendre suffisamment ce qui se passe autour de moi pour éviter la catastrophe.

Mon erre d’aller en ce baptême de saison, m’a mené presqu’instinctivement au fleuve. (moment poético-culcul) Respirer l’air du large avec un soleil splendide qui te réchauffe la peau. Ne croiser que quelques autres cyclistes qui ont pratiquement tous le même sourire béat au visage. Retrouver des rues ou des pistes délaissées depuis l’automne, mais que tes roues connaissent tellement par coeur que tu te laisses guider sans avoir besoin de réfléchir par où passer. Bonheur total!!!

Mangez d’la m**** pétrolières de mes 2! (j’avais oublié de préciser que le moment poético-culcul s’était terminé au dernier paragraphe) Si je pouvais ne prendre que mon vélo pour vous mettre moins de $$$ dans vos poches, ça me ferait tellement plaisir! Shame on you Lee Raymond, président nouvellement retraité d’Exxon. J’ai lu chez Vastel que son salaire de 2005 équivalait à 49 millions, sans compter sa prime de séparation de 357 millions, usse!!!!! (lire U.S). Presque 50$ hier soir pour faire le plein d’une simple Mazda Protégé! Go les jambes, on va en faire en tabarnouche du vélo cet été!