Festival d'été de Québec

Le Festival d’été a vraiment réalisé un coup fumant en se payant Wilco, l’un des porte-flambeaux du rock indépendant américain. Pourtant, le pigeonnier était plein aux deux tiers à peine, un vendredi soir chaud en plein coeur des vacances. Compréhensible, puisque Wilco a une présence très discrète dans le paysage radiophonique québécois, et ce, malgré l’énorme succès critique et d’estime qu’il remporte depuis ses débuts.

Passons rapidement sur Elliott Brood, trio folk-country-bluegrass torontois qui a offert une première partie honnête, sans plus. On a l’impression que le Canada anglais nous sort un groupe de ce genre tous les mois. Les gars étaient tout de même sympathiques et surtout très fiers d’ouvrir pour le célèbre quintette de Chicago.

Si on avait à imager la musique de Wilco, je verrais un fauteuil au look très ordinaire mais que l’on adopte aussitôt que l’on se donne la peine de s’y vautrer. Wilco fait de la pop à saveur folk et country, rehaussée de teintes psychédéliques. Sa musique est désarmante de simplicité mais enveloppante à souhait. Le groupe a surtout interprété des chansons de ses deux derniers albums studio, « Yankee Hotel Foxtrot » et « A Ghost Is Born » et on s’est vite rendu compte de l’homogénéité de l’ensemble du matériel. Jeff Tweedy, le leader tranquille, s’est à peine adressé à la foule mais on ne s’attendait pas à de grands discours non plus. Le concept Wilco repose plutôt exclusivement sur la qualité des chansons et on en a eu une solide démonstration vendredi soir. Un très bon spectacle.