N’est-ce pas que c’est trop mignon comme nom? Si vous n’avez pas trop de public autour de vous (eh puis tiens, faites-le donc même s’il y a du monde, ça les fera rire un peu!), répétez le nom à voix haute à quelques reprises. La langue fait comme aller se coller sur le palais sur le bord des dents d’en haut quand on prononce le «ono», hein? Après cet exercice de diction tout ce qu’il y a de plus pathétique et inutile, voici donc l’une des rare chronique gastronomique de ce blogue.

Zonorange est, depuis novembre dernier, un de ces nouveaux bistros branché-tendance à s’établir dans notre downtown full jet-set tout aussi branché-tendance : St-Roch. Ce n’est qu’hier que nous avons visité les lieux pour la première fois et mettons que le mercredi vers 18h00 les «branchés» se faisaient plutôt rares… En fait on peut même aller jusqu’à dire sans trop se tromper que Burp et moi étions les seuls clients dans la place. J’ose espérer que les fins de semaine et les midis sont plus occupés, car ça serait vraiment dommage qu’ils doivent mettre la clef dans la porte pour cause de «pas de clients».

Excusez mon amateurisme dans l’art de l’analyse critico-gastronome, mais je me conterai simplement ici de vous donner mon humble avis sur cette expérience. Tout d’abord les lieux. Sobres et de bon goût, on y trouve près de l’entrée et face au bar qui jouxte la cuisine, une série de tables hautes qui donne une ambiance qui s’approche plus de celle d’un bar que d’un resto (je tiens juste à préciser que c’est probablement la première fois de ma vie que j’écris le mot «jouxte»). On trouve également une section de tables plus conventionnelles un peu plus loin dans le restaurant.

Leur carte n’est pas des plus élaborée, mais chacun y trouvera son compte selon que l’on soit du type pâtes, poisson, steak ou même sandwich. J’ai d’ailleurs failli opter pour le sandwich du chef, qui hier nous proposait sa combinaison tomates/bocconcini qui me faisait saliver pas mal. J’ai plutôt décidé d’y aller bravement pour la découverte en essayant leur «Croustillant Végétarien». Vous dire à quel point c’était bon, ça goûtait tout simplement le ciel! Un feuilleté à la Wellington fourré d’une excellente préparation composée entre autres de coeurs d’artichaut, pois chiches, épinards et fromage de chèvre pour ne nommer que ceux-là. Le tout déposé avec délicatesse sur un goûteux lit de lentilles assaisonnées d’un je ne sais quoi de tout-à-fait exquis. C’est pas mêlant, je n’ai jamais autant répété lors d’un repas à quel point ce que je dégustais était délicieux! J’ai choisi d’accompagner le tout d’un honnête Gato Negro servi au verre. Burp quant à lui, s’est plutôt laissé tenté par la «Bavette de boeuf à l’anis», ainsi que d’un éternel pinot noir qu’il a qualifié d’assez moyen.

Expérience à recommander et à recommencer. Comme j’ai pu constaté sur leur site web qu’ils servaient également des brunchs le week-end, il y a de bonnes chances que ça soit le but de notre prochaine visite là-bas.