Billets avec le mot-clé : blogues
Les médias sociaux 101

Lorsqu’on aime ce que l’on fait et qu’il s’agit d’un domaine en ébullition, c’est un plaisir plus qu’une obligation de se documenter sur son métier. Si en plus on a un intérêt personnel pour le sujet, et bien ça double le fun! C’est donc en tant que « gestionnaire de communauté », « blogueuse », « twitteuse » et « facebookeuse », que je me suis lancée dans la lecture du livre Les médias sociaux 101 de Michelle Blanc en collaboration avec Nadia Seraiocco.

Ce qui est bien dans ce livre basé sur les billets de blogue de Michelle Blanc, c’est qu’on y reconnait le même ton franc et direct qu’elle utilise sur les réseaux sociaux. On aime ou pas, en tout cas on sait à quelle enseigne elle loge. Contrairement à ce que pourrait laisser entendre le « 101″ du titre, il ne s’agit pas d’un cours d’initiation sur les Twitter et Facebook de ce monde. Même si elle en décrit les grandes lignes, Michelle Blanc fait surtout des mises en situation à partir de ses expériences personnelles, donne des conseils et propose plusieurs exemples concrets d’utilisation de ces diverses plateformes. J’ai aimé y retrouver certains comportements que je mets déjà en pratique, tout comme y découvrir de nouveaux trucs à adopter. Celui qui est familier avec l’univers des médias sociaux comme celui qui commence à apprivoiser le phénomène devraient, à différents niveaux, y trouver leur compte.

Léger irritant, je suis plus ou moins (surtout moins) d’accord avec le fait qu’elle utilise son livre pour régler des comptes avec quelques personnes qui l’ont critiqué sur le web ou ailleurs. Même si ça fait partie du personnage, ça passe mieux dans un billet de blogue que dans un livre qui se veut un document de référence. Malgré cette réserve, LMS101 demeure un bon guide et Michelle Blanc une excellente vulgarisatrice.

Depuis quelques années, peut-être 6-7 ans, ma vie se bonifie de rencontres virtuelles. Des gens que je ne connais à prime abord ni d’Ève, ni d’Adam, deviennent des potes de web. Des gens que je lis et/ou qui nous lisent. Des blogueurs, ou maintenant « twitteurs », qu’on apprend à connaître et à aimer par leur propos, leur humour, leur prose ou leur pertinence.

L’une de celles que je suis depuis longtemps c’est Sandra Doyon, la Camionneuse. Son Journal de bord d’une camionneuse, je le lis depuis, ouf… une éternité! En fait je devrais dire je le lisais, car maintenant Sandra a migré ses écrits sur Facebook et sur Twitter. Sandra, elle m’a souvent fait traverser le continent à bord de son gros truck. Elle trouve toujours le mot juste pour décrire le loin, le là-bas, le l’autre bout de l’autoroute. Elle a le don de s’émerveiller, et surtout de partager son émerveillement, pour le petit détail auquel elle seule semble s’attarder.

Tout ça pour dire qu’il y a maintenant quelques semaines, j’étais très fébrile de me rendre au Musée de la civilisation entendre de vive voix cette avaleuse de bitume se raconter dans le cadre d’une conférence ayant pour thème les grands voyageurs, conférence qu’elle allait présenter pour la 2è fois cette journée-là et qu’elle n’avait jamais présenté auparavant.

Quelle belle rencontre! Sandra, c’est un genre Fred Pellerin du 18 roues. Même si son expérience de la scène n’avait commencé que quelques heures plus tôt, elle était totalement à l’aise pour partager son histoire pas banale avec nous. Visuel à l’appui, on a fait un bout de chemin avec elle sur les routes du Canada et des États-Unis. Des oranges, de la salade, même des explosifs (!!!), on a presque eu l’impression de transporter tout ça en sa compagnie! Qu’elle nous parle de sa rencontre avec un immigré cubain ou décrive la découverte d’un immense champ de tournesols, la sincérité de ses propos fait sourire, rire aux éclats et réussi même à émouvoir.

Un documentaire racontant ses périples sur la route, Je vous écris de mon camion, a été réalisé par une équipe française l’an dernier. Je nous souhaite (à elle, à vous, à moi) qu’il soit bientôt diffusé sur un écran (grand ou petit) près de chez-nous.

J’ai eu le plaisir de la croiser brièvement après sa conférence, je vous confirme qu’elle est aussi charmante en personne qu’à l’écrit! Bonne route Sandra!

Y a pas plus à propos que de finir/commencer l’année avec un grand ménage. Après beaucoup de négligence (trop), je me suis enfin décidée à plonger dans le fouillis pas possible qui régnait dans mon agrégateur. Pas d’aspirateur ni Windex nécessaires, juste un peu (pas mal) de motivation et (encore plus) de discernement.

Pour les certains d’entre vous (à peine!) qui ignoriez toujours à quoi sert un agrégateur, je résumerai simplement en disant que ça permet, entre autres, de s’abonner à des blogues que l’on désire fréquenter et que ça nous informe à chaque fois qu’un nouveau billet est publié. C’est facile à utiliser. Clic-clic. Et, comme la madame est forte sur le clic-clic, elle était rendue à un genre d’environ 350 abonnements.

Oui, c’est too much. Tellement too much en fait, que ça fait déjà longtemps que j’ai perdu un quelconque contrôle de la gestion de tous ces blogues. Pas le temps et, de moins en moins d’intérêt, à aller patauger là-dedans. C’était juste trop. Ça, ça veut aussi dire que j’allais moins souvent visiter les blogues qui m’importaient réellement. Ceux qui me font rire, réfléchir, m’apprennent des choses, me touchent. Une chose en menant à une autre, moins tu lis, moins tu commentes et, comme tu interagis moins avec les autres, tu en viens à oublier tout le plaisir ce que ça te procurait avant de tomber dans la démesure. Comme l’a déjà prétendu un soi-disant grand sage, parfois less is more.

Donc, mon aspirateur virtuel a avalé plus de la moitié de mes abonnements, pour ne m’en laisser qu’un peu plus d’une centaine. Ça peut quand même paraître beaucoup mais, comme leur fréquence de publication varie beaucoup, ça reste très gérable (enfin j’ose me le faire croire).

Même si l’interaction que j’ai déjà avec plusieurs d’entre vous via nos comptes Facebook et Twitter continuera d’occuper une partie du temps que je passe en ligne, je suis fébrile à l’idée de replonger dans cette blogosphère que j’ai trop négligé. J’ai hâte de vous relire!

Certains ont peut-être cru qu’il s’agissait d’un billet sur France Castel et Michel Barette ou, encore pire, à propos d’Herbert Léonard. Je vous rassure, il n’en est rien. Dans un élan de générosité qui frôle le masochisme, j’ai accepté l’invitation de l’une des impertinentes, qui a demandé à quelques blogueurs / twitters, de compléter une tague enneigée sur le thème du plaisir. Même si ça me donne des crises d’urticaire, que j’angoisse et désespère de trouver LA réponse intelligente, spirituelle ou songée, j’ai quand même tenté d’y prendre un certain plaisir…

Un plaisir des yeux?

Dumas?

Un plaisir que l’on partage?

La culture!

Un plaisir d’enfance?

Du Dixie-Lee!

Un plaisir odorant?

Entrer dans une boulangerie.

Un plaisir égoïste?

Un bain chaud et moussant.

Un plaisir de l’oreille?

Mes écouteurs, la nuit.

Un plaisir charnel?

Le frisson qui me parcourt lorsque les lumières s’éteignent dans une salle de spectacle.

Un plaisir inconnu?

Dépenser sans compter.

Un plaisir du goût?

Les jujubes! Les sûrs. Tout plein!

Un plaisir anachronique?

Avoir déjà trouvé beau le docteur dans La croisière s’amuse.

Un plaisir qui ne coûte rien?

La lecture. Beaucoup. Toujours.

Un plaisir honteux?

Mes pantoufles vertes.

Un plaisir hors de prix?

Tous les livres. Tous les disques. Tous les spectacles.

Un plaisir défendu?

Ne plus travailler.

Un plaisir surestimé?

Remplir ce genre de questionnaire. ;-)

Un plaisir à venir?

La paresse assumée!

Pyongyang

C’était un tout p’tit peu Noël hier. Au hasard d’une séance de bouquinage chez Pantoute, Burp m’a offert Pyongyang, une des BD de Guy Delisle inscrite en vain sur ma liste de suggestions de cadeaux Noël dernier. Je n’avais jamais eu la chance de la feuilletter car, tout comme Shenzhen je la croyais épuisée, ce qui heureusement n’est pas le cas et me permet de l’ajouter dans la bibliothèque à côté de Chroniques Birmanes.

Hasard je disais car la semaine dernière j’ai découvert, grâce à une entrevue de Matthieu Dugal, que Guy Delisle qui est installé à Jérusalem depuis le mois d’août, a maintenant un blogue. Ses billets racontent certaines tranches de sa vie là-bas, ce qui donne un son de cloche différent de ce qu’on peut lire ou entendre ailleurs. J’ose espérer que son passage en Israël l’inspire pour une prochaine BD.

Tant qu’à parler blogue et BD, voici deux trouvailles faites il y a quelque temps sur le site de Télérama. Le blog de Vincent, un jeune bédéiste français qui raconte son quotidien d’étudiant et de blogueur, ainsi que Perdus sur une île déserte, une parodie inspirée de la série Lost, dessinée par Martin Vidberg. Il a débuté son histoire en août et en est maintenant à l’épisode #19. Hilarant!