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(Vous en avez soupé de mes nouveautés musicales les mardis? Ben souffrez maintenant parce que j’ai décidé de vous imposer mes nouveautés DVD tous les jeudis. Je dis bien MES nouveautés, i.e. celles qui m’inspirent ou que je juge dignes d’intérêt. Ne m’arrivez pas avec vos commentaires à la « Rapport? T’as pas parlé de la dernière réédition de Coeur Circuit II? » Ceci dit, enjoy!)

Breaking Bad

Breaking Bad – Saison 2 (Metacritic : 85%)

J’ai la première saison de Breaking Bad quelque part dans ma pile de séries en attente (avec Weeds 3, In Treatment, 30 Rock 3, True Blood, Dexter 3…). Je ne connais pas grand chose de l’histoire mais ça m’a l’air plutôt weird et d’un humour grinçant. À noter que la série est une création de Vince Gilligan, un des producteurs des X-Files, et est diffusée par la chaîne spécialisée AMC qui surfe depuis trois ans sur le succès de Mad Men. Intrigant!

D’autres nouveautés cette semaine :

Capitalism : A Love Story (Rotten Tomatoes : 75%)
Le plus célèbre des documentaristes, Michael Moore (Bowling For Columbine, Farenheit 9/11), s’attaque cette fois-ci au capitalisme et aux rats de la finance qui profitent du bon peuple. Je ne sais plus trop comment réagir face aux films de ce grand manipulateur. J’appuie la démarche, mais Moore a la réputation de déformer la vérité pour mieux appuyer ses propos. Au pire, ça donne quand même des films divertissants.
image Up In The Air (Rotten Tomatoes : 90%)
Un des finalistes pour l’Oscar du meilleur film sort en DVD deux jour après la cérémonie : battons le fer pendant qu’il est chaud, pas vrai? À voir si vous avez le goût d’un film divertissant, pas con, et très bien joué. On en voudrait plus en provenance d’Hollywood.
image Precious (Rotten Tomatoes : 91%)
Autre finaliste à la course aux Oscars. Je ne l’ai pas vu et j’ai un mauvais feeling, désolé… Si vous l’avez vu et l’avez trouvé plus subtil que je me l’imagine, dites-le me. Je jure de faire un effort.
image Planet 51 (Rotten Tomatoes : 23%)
On dirait que l’aventure est toujours hasardeuse quand c’est pas Pixar qui produit ou quand Shrek n’est pas le personnage central. Ça s’annonçait pourtant sympathique et original : une communauté extra-terrestre est bouleversée par l’arrivée d’un Terrien. Il me semble que tous les éléments étaient en place pour faire tripper les ti-culs mais ce ne fut pas le cas.
30 Rock

J’ai été agréablement, TRÈS agréablement surpris par 30 Rock pour laquelle j’avais zéro attentes.

Cette série de NBC met en vedette Tina Fey (l’"autre" Sarah Palin) et Alec Baldwin et est produite par Lorne Michaels, créateur et producteur de Saturday Night Live. Elle raconte les débilités quotidiennes de l’équipe de créateurs d’une émission de type SNL réalisée par NBC (dont l’adresse est… 30 Rock efeller Plaza à New York). Fey joue le rôle de la scénariste en chef et Baldwin, celui du directeur de la division, un administrateur qui ne connaît rien de la TV et qui a été parachuté bien malgré lui dans ce monde particulier.

Le ton est léger et les personnages sont vraiment sympathiques, à commencer par celui de Fey dont on peut admirer le grand talent. Une vraie découverte pour moi. Mais j’avoue avoir un faible pour le personnage de Baldwin qui me fait parfois rire avec un grand Ah. Il n’a certainement pas volé son Emmy reçu plus tôt cette année.

Allez, laissez vous tenter par 30 Rock. À 22 minutes par épisode, ça s’insère bien dans une grille horaire de visionnement et, même si on est assez loin de la finesse et de la subtilité de The Office , on rit et sourit constamment. Je me commande la 2e saison tusuite.

(merci Rémi !)

Ce fut un très merry Noël cette année. Et j’ai eu de beaux cadeaux qui aussi en disent long sur les perceptions qu’ont mes proches de ma personne déchéante. Voyez plutôt:
Scotch Lagavulin
Scotch Single Malt Lagavulin 16 ans. Paradis tourbé au fond du verre. Divin.

Porto Calem
Ensemble à dégustation de Porto « Port for Two » de Cálem. Est-ce que ça doit être absolument for two?

Flasque à boisson
Flasque à boisson pour la route. Faut ce qui faut.

Twin Peaks
Ça c’est un auto-cadeau. Je n’ai jamais vu cette géniale série au complet. J’y remédie!

Dexter

On ne pourra accuser la chaîne de télé Showtime de faire dans le convenu et le politiquement correct. L’excellente émission Weeds , par exemple, raconte les aventures d’une veuve balieusarde qui vend de la marijuana pour subvenir aux besoins de ses deux fils. Et si ce n’était que le sujet… Les dialogues vont là où aucune grande chaîne nord-américaine n’osera aller dans les 10 prochaines années. Ça me fait penser tiens qu’il faudrait bien attaquer la seconde saison d’ici peu.

Avec Dexter , Showtime pousse le bouchon foutrement plus loin. Dexter, c’est Michael C. Hall , l’inoubliable David de Six Feet Under . Il travaille en tant que blood splatter analyst pour le service de police de Miami, c’est à dire qu’il analyse les traces de sang des scènes de crimes pour obtenir des pistes qui mèneront peut-être au meurtrier. On patauge donc dans le monde du meurtre sordide et sanglant.

Mais il y a plus.

Dexter est aussi un meurtrier en série complètement dépourvu de tout sentiments. Diagnostiqué en tant que tel en bas âge par son père adoptif, celui-ci lui a appris à canaliser ses pulsions meurtrières sur les "méchants". Tant qu’à tuer, mon fils, tue-donc les pas fins. Alors Dexter identifie les criminels le jour via sa job et les tue langoureusement la nuit avec des instruments qui vous éplucheraient deux patates d’un coup.

Dexter est passionnant, intriguant et remarquablement bien écrit. Chacun des 12 épisodes captive par le déroulement d’enquêtes croisées menant au dénouement hallucinant de la toute fin. En parallèle, on nous sert une étude psychologique fascinante sur un psychopate qui parvient difficilement à composer avec les codes et règles de notre société. Le plus pervers dans tout ça, c’est que Dexter est extrêmement sympathique et attachant. Son humour fin, sombre au cube, et ses remarques mordantes en voix off m’ont fait rire plus souvent en 12 heures que ne le ferait Histoires de filles en 15 ans. Bravo d’ailleurs à Michael C. Hall qui livre une performance géniale dans la peau d’un personnage ultra complexe. Après deux minutes du premier épisode, on s’ennuie un peu moins de David Fisher.

Vivement la saison 2! Ce sera mon achat de ce samedi.

Si j’ai été plutôt discrète ici ces derniers temps, c’est que ça adonne que dans moins d’un mois je serai sous les cieux anglais et je passe beaucoup de mon temps libre dans les Lonely Planet, et autres guide Voir de ce monde, pour faire un semblant de planification. Les « tant qu’à y être » sont légions mais on se soigne! On commence à assimiler le fait qu’on ne peut tout voir en 16 jours, on tente donc d’optimiser au maximum notre voyage. Des heures de plaisir!

À part ça la vie continue. Mardi soir nous sommes allés voir le spectacle de Karkwa à l’Agora. M’enfin, je dirais plutôt que nous avons assisté à un événement protocolaire où Karkwa était le clou de la soirée. Je ne fais pas de reproches aux jeunes de partout dans le monde qui participent à l’école d’été de l’Institut du Nouveau Monde et pour lesquels ce spectacle était offert, c’est simplement que les quelques deux premières heures de cette soirée s’adressaient à eux et les autres spectateurs se sentaient, disons, un peu moins impliqués.

Dans notre cas la portion du show qui nous intéressait a débuté un peu avant 22h, avec le bref passage de MeLL qu’on avait découvert à Tadoussac. Le temps restreint l’a forcé à limiter ses interventions plutôt mordantes et malheureusement, alors qu’elle semblait prendre sa vitesse de croisière après 4-5 pièces, il était déjà temps de laisser sa place.

La déception a été de courte durée car c’est Karkwa qui lui a succédé, le temps de 5 chansons, une trentaine de minutes top chrono. Quel 30 minutes cependant! Après l’épisode Karkwatson, c’était la première fois que nous pouvions entendre « en live » des extraits de l’extraordinaire album (que je l’aime donc!) Le volume du vent.

Musicalement Karkwa va où peu de groupes québécois francophones se risquent, un rock planant qui sonnait comme une tonne de brique dans le magnifique amphithéâtre extérieur qu’est l’Agora. Le Compteur, Combien et même une version toute personnelle du Tour de l’île de Félix Leclerc n’ont fait que nous donner encore plus le goût d’aller les revoir en salle pour un spectacle complet. En attendant il reste quand même la télé, TV5 présente le show de clôture des Francos qu’ils ont offerts avec Malajube, le 17, 19 ou 21 août.

Juste en passant…

Nouvelle série DVD en cours, Spaced. Ça vient de la BBC, par les créateurs des films Shaun of the dead et Hot Fuzz. Un gars et une fille qui viennent mutuellement d’être dompés par l’être aimé, se font passer pour un couple afin de pouvoir louer un appartement ensemble. Après un épisode, c’est très prometteur!

On passe de RBO à Véronique Cloutier pour le Bye-Bye???