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La pluie s’étant exceptionnellement faite plutôt discrète ces quelques dernières 48 à 72 heures, on peut commencer à s’entretenir de réels plaisirs d’été… Rien de trop extravagant en fait, des plaisirs tout simples, du genre qui font pousser de légers soupirs de bien-être et qui font réaliser que nous sommes bel et bien en juillet.

Par exemple : prendre un repas en bonne compagnie sur une terrasse ensoleillée , juste avant d’assister à un spectacle génial qu’on nous vante (avec raison!) depuis près d’un mois. Petit-déjeuner dehors 2 jours de suite, faire une balade en vélo le long du fleuve sur une piste cyclable exceptionnelle , voir un excellent blockbuster qui met en vedette un acteur , parti trop vite, dans une performance époustouflante. Et finir le week-end sur le patio avec portable et apéro, en regardant la saison 3 de Grey’s Anatomy

Et dire que nous ne sommes même pas encore en vacances…

Vous savez quoi? En ces ères festives et estivales, nous avons décidé de nous la couler douce ce soir en compagnie de notre sofa. De plus, on a décidé d’opter pour la totale et on a même été jusqu’à se louer 2 films! Nous qui ne jurons que par les séries DVD depuis des mois (dernière en lice Weeds – excellent!), il semble qu’il y a une éternité qu’on avait regardé un véritable long métrage à la maison.

The Ruins

Pas besoin de dire que c’était la manne au club vidéo (pourquoi on s’entête à utiliser encore cette expression d’ailleurs?) dans la section nouveautés. Même si plein de bons crus étaient disponibles, on a commencé par se rabattre sur une curiosité un peu trashy qui nous travaillait depuis sa sortie en salle : The Ruins.

Le typique film d’horreur pour les ados que je fuis à toutes jambes en temps normal, cependant dans ce cas-ci le livre nous avait tous les deux tellement tenu en haleine, qu’on voulait voir si le résultat à l’écran serait aussi effrayant qu’avait pu l’être notre imagination. Eh bien malgré que le réalisateur ait pris certaines libertés avec le scénario (avec entre autres une finale bien différente du bouquin), nous avons ressentis les mêmes frissons, mêmes malaises et mêmes dégoûts qu’à la lecture.

Malheureusement, en images comme à l’écrit, un certain moment le récit devient juste un petit peu trop invraisemblable pour qu’on embarque complètement. Oui c’est de l’horreur, non ça ne peut pas arriver pour vrai (en tout cas on ne l’espère pas) mais dommage qu’on dépasse la mince ligne qui nous fait décrocher. On a voulu en mettre plein la vue avec des scènes d’un gore assez douteux, là où une imagination le moindrement fertile ferait très bien l’affaire. Optez plutôt pour le livre et imaginez votre propre film, cauchemars assurés!

Persepolis

Comme nous sommes aussi des gens de bons goûts, on a décidé de combler cette groooooosssse lacune dans notre culture cinématographique et avons enfin vu le chef d’œuvre Persepolis.

Non, non, il n’est nullement exagéré de parler de chef d’œuvre. Marjane Satrapi a réussi, d’abord en BD et maintenant en film d’animation, à faire connaître le sort des Iraniens qui ont vécu la révolution et la guerre depuis la fin des années 70. Par le biais de son propre personnage, avec beaucoup d’humour et de sensibilité, on suit le quotidien de Marjane enfant, adolescente et femme.

Les éloges qu’a reçu ce film depuis son passage à Cannes jusqu’à sa nomination aux Oscar (on en vient presque à regretter que Ratatouille ait remporté le trophée dans cette catégorie), ont rendus mes attentes très élévées, sauf que celles-ci ont amplement été dépassées. J’aimerais maintenant qu’on puisse un jour faire le même exercice avec Maüs. Ça serait trop génial!

Extras de Noel

La semaine dernière, tentant désespérément d’alléger mes poches dans un Future Shop, je suis tombé par bonheur sur le DVD de l’épisode spécial de Noël de Extras, l’excellente série de la BBC écrite par et mettant en vedette Ricky Gervais. Joie! Tout comme il l’avait fait pour la géniale The Office, Gervais a mis un terme à cette série par un spécial de 90 minutes où on découvre enfin si l’acteur/looser Andy Millman va finalement avoir sa véritable chance de devenir plus qu’un simple « extra » (figurant professionnel).

La première demi-heure est franchement excellente et tout à fait dans l’esprit de la série avec ses dialogues cyniques et son humour fin. Comme on nous a habitué lors des deux saisons, on a droit à des cameos savoureux de personnalités jouant leur propre rôle. À ce titre, Clive Owen et George Michael se démarquent totalement du lot. Toutefois, ça se gâte lors de l’heure qui suit alors qu’on tombe sans raison dans le mélodramatique et les bons sentiments. Je peux bien croire que c’est un spécial de Noël mais quand même. Cette heure détonne complètement du reste de la série et laisse un goût plutôt moche dans la bouche. Quand même un peu surprenant de la part de Gervais qui à mon avis avait connu un parcours sans faute jusque là.

De plus, le DVD ne contient aucun matériel supplémentaire. Que l’épisode. Ça sent l’exploitation de l’audience culte. Enfin… procurez-vous plutôt les DVD des deux saisons si ce n’est déjà fait. Ça clenche 90% de ce qui se fait en comédie à la telly.

Motorcycle Diaries
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Vidéo Centre-ville

J’avoue que mon voyage à Cuba, particulièrement mon excursion d’une journée à La Havane, m’a sensibilisé à la cause cubaine. La preuve : je me suis loué dès mon retour The Motorcyle Diaries du Brésilien Walter Salles. Tripeux pas à peu près, hein?

Ce film raconte le voyage initiatique qu’a effectué Ernesto Guevara à travers l’Amérique du Sud au début des années 50. Donc, avant qu’il ne devienne le « Che » que l’Histoire nous a fait connaître. Flanqué de son ami Alberto, il enfourcha une vieille motocyclette pour se payer du bon temps juste avant de compléter ses études de médecine. Toutefois, les rencontres et les constats qu’il fit au cours du voyage ont changé sa perception et, du même coup, sa vie. La fin du film montre Guevara transformé, bien décidé à consacrer le reste de sa vie à combattre l’injustice sociale partout dans le monde.

Le ton du film est constant de justesse du début à la fin. On perçoit clairement bien que subtilement la transformation du personnage au fil des événements et, d’un film léger au départ, on passe graduellement à un drame fort touchant. Gael García Bernal est fantastique dans ce rôle vraiment pas évident. Y a-t-il quelque chose que cet acteur ne sait pas faire? La première étoile de ce film revient cependant aux images très national-geographic-esque de l’Amérique du Sud, particulièrement celles des montagnes du Pérou. À couper le souffle.

Que vous endossiez ou non l’idéologie marxiste ou les agissements post-1953 de Che Guevara, vous devez voir The Motorcycle Diaries ne serait-ce que pour vous faire une idée plus juste du personnage. Le fait qu’il fut assassiné à 39 ans par la CIA n’en fait pas nécessairement un monstre, comme on l’a trop souvent entendu.

Believers
Réservez-le chez
Vidéo Centre-ville

Voilà, l’hibernation a débuté officiellement la semaine dernière avec une sélection de deux titres chez Vidéo Centre-Ville.

The Hoax (Lasse Hallström, 2006)
Ou « L’aventure de Clifford Irving, une histoire trop invraisemblable pour être fausse ». Le sujet en soi est hallucinant : au début des années 70, Irving, un romancier qui en arrache, tente de convaincre son éditeur qu’il est en contact privilégié avec le célèbre Howard Hughes et va écrire sa biographie. Évidemment, c’est totalement faux mais Irving, charmant et adroit, réussit à embarquer tout le monde et s’embarque en même temps dans une spirale de mensonges qui le mènera où vous doutez. Honnêtement, je ne comprend pas les critiques mitigées que le film a reçues. C’est drôle, intelligent et passionnant à suivre et Richard Gere est franchement impressionnant dans le rôle du romancier devenu mythomane. À voir donc.

Believers (Daniel Myrick, 2007)
J’allais passer outre après avoir regardé la pochette mais un nom a capté mon attention : Daniel Myrick. Si vous avez adoré comme moi The Blair Witch Project, vous vous souvenez sans doute du nom de l’un de ses créateurs… Sauf que Myrick a sombré dans l’oubli total suite au bide Blair Witch II et on comprend un peu pourquoi en visionnant Believers. L’idée du récit religio-apocalyptique est intéressante mais le traitement que Myrick en fait est d’une banalité vraiment étonnante pour un réalisateur qui montrait beaucoup de potentiel il y a à peine quelques années. Ici, il tente d’étirer un scénario qui aurait été franchement plus efficace en tant que moyen métrage. Long, lent et paresseux.