Billets avec le mot-clé : politique

Interpelée par l’éloquence des Jean-François Lisée et Eric Duhaime qu’on a entendu sur plusieurs tribunes défendre leurs convictions, j’ai eu l’idée de me taper leur livre aux idées opposées coup sur coup, question de me faire ma propre opinion. À les entendre, selon le sujet abordé, ma tête penchait à droite ou mon coeur battait à gauche. Serais-je ambidextre??? On verra bien!

C’est avec Comment mettre la droite K.-O.en 15 arguments de Jean-François Lisée, que j’ai décidé de commencer mon exercice de comparaison. Une plaquette d’à peine 150 pages, plusieurs tableaux, rien de trop lourd malgré le propos. Le titre ne pourrait être plus clair, on prend littéralement 15 « fausses » affirmations véhiculées par les ténors de la droite, et on les anéantit à grands coups de statistiques assassines.

On y apprend entre autres que, contrairement à ce qu’on aime nous faire croire sur de droites tribunes, les québécois sont travaillants et que le Québec n’est ni un enfer fiscal, ni infesté de fonctionnaires. Ces informations ne sont pas sans intérêt, cependant on se lasse un peu du ton « ça n’a donc bien pas de bon sens tout ce que la droite essaie de nous faire croire », présent dans chacun de ces premiers 15 chapitres.

J’ai préféré la seconde partie du livre, qui elle apporte des pistes de solutions, donne quelques statistiques sur des choses qui vont BIEN au Québec et qui fait un certain constat sur l’état de la souveraineté en 2012.

Comment mettre la droite K.-O. en 15 arguments se lit comme un long article de magazine. Un dossier bien documenté, sans objectivité aucune naturellement, qui va droit au but sans ambiguïté. Même s’il y a beaucoup de chiffres, de PIB, de revenu médian et de charge fiscale, lire Jean-François Lisée est toujours aussi agréable et instructif.

La suite de mon étude comparative dans 2 semaines, avec Eric Duhaime!

Fair Game

Y qu’on aime ça se faire happer par une histoire! Et ce, même si on la connaît en partie et qu’on sait comment elle va se terminer. Plus que ça, on aime presque les sentiments de frustration et d’impuissance provoqués par un récit bien ficelé, basé sur un fait vécu qui s’est déroulé dans la cour du voisin.

J’avais déjà entendu parler de Valerie Plame. Je savais que l’identité de cette agente du C.I.A. avait été révélée par l’administration Bush, en réprimande à un article publié par son mari Joe Wilson, à propos de la controverse entourant la présence ou non d’armes de destruction massive en Irak. Ce que j’ignorais, ce sont les détails derrière l’affaire. Allez voir Fair Game (ou Enjeux si, comme nous, vous n’avez pas le choix) pour vous faire raconter cette histoire avec les excellents acteurs que sont Naomi Watts et Sean Penn, mais en attendant voici le topo.

Donc Valerie Plame est une espionne qui bosse pour la C.I.A. Dans la foulée des attentats du 11 septembre elle enquête, avec ses collègues, sur le cas de l’uranium et des « tuyaux » (vous comprendrez…) qui seraient entre les mains des irakiens pour fabriquer des armes de destruction massive. Même s’ils ne trouvent ABSOLUMENT rien qui prouve leur présence, le gouvernement de Georges Bush utilise quand même cet argument pour déclarer la guerre à l’Irak. Joe Wilson (impliqué par la bande dans ce dossier) est complètement outré par ce mensonge et écrit une lettre ouverte au New York Times pour dénoncer le comportement des républicains. En réaction, ces derniers nient tout et en profitent pour « couler » le nom de Valerie Plame (Madame Wilson à la ville) dans les médias, ce qui est carrément un crime devant la loi.

Comme mentionné en intro de ce billet, c’est le festival de l’indignation devant tant de mensonges et de tractations politiques. Le film utilise des images d’archives qui montrent l’ancien président mentir à la face du monde, c’est révoltant! Quand on sait qu’il y a quelques semaines à peine le parti républicain reprenait du poil de la bête lors des élections de mi-mandat, c’est à espérer que tous les américains aient l’obligation de voir ce film avant de compléter un prochain bulletin de vote.

Pour en apprendre un peu plus, avant ou après avoir vu le film, voici un portrait du couple publié en 2004 dans Vanity Fair. Bonne lecture et bon cinéma!

À 20h34, si la tendance se maintient, Bernard Derome aura prononcé son tout dernier "Si la tendance se maintient".

Au QG libéral, le Baby Duck était encore tiède. Avouez qu’on a déjà eu plus de suspense aux quilles à TQS.

Ça fait longtemps que je n’ai pas fait un genre de grosse poutine de sujets en vrac. Comme j’ai un surplus de patentes à importance variable qui errent dans mon cerveau sans nécessairement qu’elles justifient à elles seules la rédaction d’un billet, voici donc un spécial grosse poutine extra fromage du mercredi.

Le Deuil profond de la nuit

Pièce vue hier à Premier Acte. Pas pour tous les publics, mais un bel exercice de style inspiré par Charles Baudelaire et Edgar Allan Poe. Ça partait mal, j’ai craint le sypnosis à sa lecture et le titre un brin grandiloquent me rebutait un peu. Toutefois, j’ai embarqué à pieds joints dans cette séance d’hypnose qui confronte les deux grands auteurs. Quelques longueurs mais ça donne le goût de plonger dans l’œuvre des protagonistes.

Barack
Ça ne me viendrait pas naturellement de parler de Stephen ou de Jean, mais dans le cas de Barack Obama on dirait qu’on peut omettre son nom de famille. C’était la fête au village ici aussi lors de sa victoire aux élections américaines la semaine dernière. Vous direz qu’on peut trouver des symboles où on le veut bien, sauf que ça m’a fait comme une grosse boule que Barack Obama débute son discours quelques minutes à peine après que ma switch soit passée du 39 au 40. Ça commençait bien mettons…

Élections
C’est-y assez ennuyant de passer de Barack à ÇA! Comme si le fédéral n’avait pas réussi à nous rendre à boutte cet automne! J’ai tellement peu d’intérêt que j’ai peur à ma démocratie. Au moins si Gorge Profonde décidait de nous divertir comme lors de la dernière campagne, me semble que ça serait déjà moins ennuyant. Pour les nostalgiques, son blogue 33 jours est toujours en ligne. Plus ça change…

TV
Mon biorythme refuse désespérément d’assimiler la case horaire de 3600 secondes d’extase. Samedi à 20h (ou sur le web, oui, oui je sais…) c’est peine perdue, j’y pense une semaine sur cinq! Je serai donc éternellement reconnaissante à Patrick Lagacé de m’avoir fait rouler sur mon plancher en mettant sur son blogue l’extrait de Curieux Bégin à la sauce Labrèche. Suave!

Tant qu’à ploguer les blogues de La Presse, Richard Therrien annonce les prochains invités de Tout le monde en parle et j’apprends avec joie que Jean-Sébastien, Mathieu et Félix de l’excellente émission Les pieds dans la marge y seront. Leur émission ne revient qu’en janvier et j’ai vraiment trop hâte. Ne vous laissez pas berner pas l’étiquette « émission jeunesse », c’est probablement ce qu’on peut trouver de plus hilarant à la télé.

Shame on
Les Parent! Une émission de Noël (oui! dans le sens de 25 décembre!) dans ma tv en plein 10 novembre, ça déprime presque plus que des élections un 8 décembre. Le sapin, les cadeaux, les atocas, tout le gros kit! Y a un bout à raccourcir les saisons des séries, ils sont déjà en relâche jusqu’au 5 janvier. Tant qu’à être c’est à ce moment-là, lors de leur retour, que la SRC aurait dû choisir de présenter l’épisode de Noël. Ça aurait été plus dans l’esprit des fêtes (plus proche de Noël en tout cas) et surtout moins traumatisant.

Il est 23h58 et la situation est à peu près la même qu’à 18h00. Au Québec, on a vomi sur Stephen Harper depuis le début de la campagne et il n’a à peu près rien perdu; on a bombardé Josée Verner sur ses coupures de subvention à la culture et elle écrase ses rivaux. Vraiment, on jappe fort mais quand c’est le temps de mordre…

Pendant ce temps, le Bloc poursuit sa petite vie en pantoufles en rapportant à peu près le même nombre de sièges qu’il y a deux ans. Et du côté des rouges, après avoir montré signe de vie, Stéphane est retourné là où il avait commencé la campagne: nulle part. Jack, de son côté, poursuit sa leeeeennnte ascension. Au moins il avance, lui.

Tout ça pour ça, finalement. Belle perte de temps et d’argent en cette période prospère (sic).